Le 329° Régiment d'Infanterie dans la Grande Guerre

07 septembre 2019

Charles René GEOFFROY

Charles René Geoffroy est né le 6 janvier 1880 à 6h00 à Neufchâteau (Vosges) au domicile de ses parents, Charles, âgé de 30 ans, et Angèle Guillemin, âgée de 22 ans, son épouse.

Les témoins de la naissance sont 2 agents de police de la ville.

Le 12 janvier 1898, il s'engage à Chateauroux au 90° régiment d'infanterie en garnison dans la ville.

Il est successivement nommé caporal (24 août 1898), sergent (12 avril 1899) puis sergent fourrier (29 septembre 1899).

Le 15 décembre 1902, il est nommé officier d'administration de 3° classe des services d'état major et du recrutement.

Il est nommé officier d'administration de 2° classe, au bureau de recrutement de Nantes, le 15 décembre 1904, passe à Chalons-sur-Marne le 13 octobre 1905, puis au bureau de la Seine le 7 septembre 1912.

Le 27 avril 1905, il avait épousé, à Rouceux (Vosges), Gabrielle Joséphine Debenath.

Il devient officier d'administration de 1° classe le 27 mars 1913, affecté à l'état major de la 9° division d'infanterie à Orléans.

A sa demande, il intègre, le 17 décembre 1916, le 66° bataillon de chasseurs à pied avec le grade de capitaine; il devient capitaine adjudant-major le 22 avril 1917.

Il rejoint le 329° régiment d'infanterie le 11 avril 1918, et est promu chef de bataillon à titre temporaire le 1° juin 1918. Il est blessé par balle à la jambe gauche le 30 septembre à Montigny-sur-Vesle; déjà cité à l'ordre de l'Armée le 30 août 1918 pour l'énergie déployée lors d'une attaque le 18 juillet qui permit de faire 107 prisonniers et de prendre à l'ennemi 9 mitrailleuses, il est de nouveau cité à l'ordre de l'Armée le 17 novembre.

Après l'armistice, il sert dans diférents bureaux de recrutement (Mâcon; Grenoble); il devient lieutenant-colonel de réserve le 31 décembre 1923, colonel le 1° septembre 1939, commandant le 214° régiment régional.

Il est fait prisonnier le 18 juin 1940, libéré par les autorités militaires allemandes le 23 juillet 1940.

Il est démobilisé le 2 septembre 1941 par le centre de Paris, où il est directeur de société.

note 1918

Tout au long de sa carrière, Charles René Geoffroy a recueilli les meilleures appréciations de sa hiérarchie pour son énergie, sa bravoure, son sens du commandement.

Charles René Geoffroy est officier de la Légion d'Honneur, décoré de la Croix de Guerre avec 2 palmes.

Il s'éteint le 28 octobre 1958 à Paris.

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05 septembre 2019

Jean Baptiste Eugène HOCHART

Jean-Baptiste Eugène Hochart est né à Bordeaux le 9 mars 1870.

Son père, Francis Benjamin Félix Lionel, âgé de 34 ans, est capitaine au long court; sa mère, née Madeleine Eugénie Le Port, est âgée de 20 ans.

Le 17 novembre 1890, il s'engage pour 3 ans, à la mairie de Bordeaux, pour le 144° régiment d'infanterie à Blaye (Gironde), où il arrive le 17 novembre.

Nommé successivement caporal puis sergent, il contracte un nouvel engagement le 14 novembre 1893, toujours au 144° régiment d'infanterie.

Il est nommé sergent fourrier le 8 mars 1894.

Il est admis élève officier le 21 mars 1895, et intègre l'école militaire d'infanterie de Saint Maixent le 4 avril 1895.

Il sort de l'école le 4 avril 1896, promu sous-lieutenant au 23° bataillon de chasseurs à pied en garnison à Grasse (Alpes Maritimes). Il est promu lieutenant le 1° avril 1898, puis capitaine le 24 décembre 1910.

Le 23 septembre 1901 il épouse, à Laon (Aisne), Hélène Marguerite Bernier; il est alors lieutenant au 23° bataillon de chasseurs à pied. Le couple aura 2 enfants.

A l'entrée en guerre, il commande la 8° compagnie du 55° bataillon de chasseurs à pied. Il est blessé à la main le 31 octobre 1914, et est nommé à l'ordre du bataillon pour sa bravoure et son énergie, est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 26 mars 1915.

Il est nommé capitaine adjudant major le 15 mars 1916.

Il est affecté au 329° régiment d'infanterie le 5 avril 1916, est promu chef de bataillon à titre temporaire le 15 avril, commandant le 6° bataillon. D'emblée il est remarqué par son chef de corps qui le dit brave et doté d'un grand sang froid qui inspire confiance à ses subordonnés. Le 30 décembre, il est proposé pour être nommé à titre définitif.

Le 18 mai 1917, il est muté au dépôt, avant d'entrer à l'hôpital le 27 juin (raisons inconnues).

Il passe au 92° régiment d'infanterie le 19 janvier 1918; il prend le commandement du 1° bataillon.

Le 20 mars, le régiment est à Bezonvaux (Meuse) où il subit une très violente attaque de fantassins ennemis précédée d'un bombardement intensif. Les Allemands progressaient rapidement vers les lignes françaises, y pénétraient, enlevaient de nombreux hommes. Parmi eux, le chef de bataillon Hochart qui réussit à brûler tous ses papiers avant d'être capturé. Le lieutenant-colonel parle de fournaise pour décrire la situation, et rapporte les propos du commandant Hochart: "je crains que mes hommes, exténués, ne puissent fournir de résistance si on nous attaque"!

Les pertes sont importantes : 6 officiers portés disparus, dont le commandant Hochart, 6 hommes tués, 2 officiers morts gisant dans un ravin, 45 blessés, 171 disparus, certains morts, d'autres capturés.

Le commandant Hochart est de nouveau cité, à l'ordre de la division; il est décoré de la Croix de Guerre.

 

Karlsruhe

Jean Baptiste Hochart est interné au camp de Karlsruhe situé dans le Bade-Wurtemberg, près de la frontière française actuelle, auparavant près de l'Alsace annexée.

Il est rapatrié le 22 novembre 1918, et poursuit sa carrière dans l'infanterie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02 septembre 2019

Henri Damas André Edouard GARCON

garçon 2

Henri Damas André Edouard Garçon est né à Roubaix le 8 août 1866 à 9h20.

Son père, Julien, âgé de 57 ans, est docteur en médecine à Valenciennes; sa mère née Mélanie Arsène Thérèse Joséphine Leglay, âgée de 42 ans, est ménagère.

Le 24 octobre 1884, alors qu'il est étudiant et demeure à Saint Saulve (Nord), il contracte un engagement de 5 ans à la mairie de Valenciennes, et intègre l'école spéciale militaire de St Cyr le 29 octobre. Promotion Fou Tchéou.

A son entrée à l'école, il mesure 1,75m, taille élevée pour l'époque, a les yeux gris et les cheveux châtains.

Il quitte l'école le 1° octobre 1886 avec un très bon classement, 43° sur 397 élèves, et est nommé sous-lieutenant au 2° régiment de zouaves en Algérie, où il est promu lieutenant le 12 juillet 1890.

Il est nommé capitaine au 124° régiment d'infanterie de Laval le 6 avril 1896; le 26 septembre 1898 il épouse, à Laval, Renée Marie Josèphe Bougrain, qui décèdera à Brive-la-Gaillarde le 13 mars 1941.

Il devient chef de bataillon au 105° régiment d'infanterie à Riom, le 25 décembre 1908, et arrive au 129° régiment d'infanterie du Havre, en qualité de major, le 25 janvier 1909, puis au 329° régiment d'infanterie dès le début de la guerre; il commande le 5° bataillon.

Il est en Belgique à partir du 17 août, puis à la bataille de Guise des 27 et 28 août, et est sur la Marne à compter du 5 septembre.

Il quitte alors le 329° pour le 205° régiment d'infanterie avec le grade de lieutenant-colonel à titre temporaire; il est nommé à titre définitif le 25 décembre 1914.

Nommé colonel, à partir du 10 mars 1915, il commande les 75° puis 254° brigades, puis l'infanterie divisionnaire de la 166° division. En mars 1916, il est à Verdun où il est grièvement blessé au cuir chevelu le 14 mars en partant à l'attaque d'une position ennemie révolver au poing. Il sera intoxiqué par les gaz en 1917.

Il est nommé général de brigade en 1922.

Henri Garçon sera cité à 5 reprises, dont 4 fois à l'ordre de l'Armée, il est décoré de la Croix de Guerre, et nommé Grand Officier de la Légion d'Honneur le 10 juillet 1934.

Il décède à Brive-la-Gaillarde le 19 septembre 1944, et est inhumé au cimetière de Laval le 17 mai 1949.

 

 

 

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07 mai 2019

Henri Léon BELLENGER

Henri Léon BELLENGER.

 

 

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Henri Léon Bellenger est né au Havre le 8 mars 1895 à 03h30.

Sa mère, Clémence Charlotte Lorin, journalière, est âgée de 19 ans et demeure au Havre.

Son père, Elisée Eugène Bellenger, le reconnaîtra lors de son mariage avec Clémence Lorin le 8 février 1901 au Havre.

Le 13 juin 1914, il épouse, à Sanvic (Seine Maritime), Berthe Marie Decaens ; le couple aura 2 enfants, René Henri (1915-1992) et Gilberte Henriette (1916-2002).

 

Lorsqu’il passe devant le conseil de révision, en 1915, il demeure à Sanvic ; il est brun, a les yeux marron, mesure 1m69, sait lire, écrire et compter, exerce la profession de charpentier en fer.

Suite au décret de mobilisation générale du 1er août 1914, les classes sont mobilisées prématurément ; Henri Bellenger est donc incorporé le 13 décembre 1914 au 129ème régiment d’infanterie du Havre.

Après une période d’instruction, il est affecté au 329ème régiment d’infanterie, régiment de réserve du 129ème, au printemps 1915.

Il participe alors, en qualité de mitrailleur au 5ème bataillon, à tous les engagements du 329ème RI : Artois, Butte de Tahure en Champagne en 1915, offensive de la Somme en 1916, chemin des Dames au printemps 1917.

Le 13 mai 1917, il est cité à l’ordre de la brigade pour son énergie et son courage, « toujours prêt à remplir les missions les plus périlleuses » précise la citation.

Il est décoré de la Croix de Guerre.

Le 24 juillet 1917, le 5ème bataillon vient à Paissy (Aisne) en réserve de division.

Le 25 juillet, à partir de 18h25, l’artillerie allemande bombarde violemment nos lignes et l’infanterie se porte à l’attaque ; nos troupes sont bouleversées mais résistent.

Le 26 juillet, des contre-attaques sont lancées, y compris par les unités en réserve, à partir de 4h00 du matin. L’avance est vite stoppée par des tirs de barrage et des feux nourris de mitrailleuses ennemies.

A 6h00, un obus tombe près de la position tenue par la 5ème compagnie de mitrailleuses ; Henri Bellenger est mortellement atteint par un éclat.

Les combats font rage toute la journée ; le régiment compte, pour cette seule journée du 26 juillet, 22 tués, 58 blessés et 2 disparus.

Henri Léon Bellenger est décoré de la Médaille Militaire, à titre posthume, par arrêté du 9 septembre 1920.

Son corps repose dans la nécropole nationale d’Oeuilly (Aisne).

(merci à Nicolas Bellenger, son arrière petit-fils, pour les renseignements et documents fournis).

 

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05 mai 2019

Emile Henri Marcel GOUGET

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Emile Henri Marcel Gouget, dit Marcel, est né le 17 juillet 1893 à Hamars (Calvados).

Il est incorporé le 26 novembre 1913 au 119° RI à Courbevoie (Seine).

Il est évacué pour fatigue et maladie à l'été 1915, puis part en renfort au 36° RI le 15 septembre 1915; il participe à l'offensive en Artois le 25 septembre.

Il est nommé soldat de 1° classe le 24 mars 1916, et est blessé à Douaumont le 23 mai 1916 par un éclat d'obus à la fesse droite; il est évacué et va séjourner dans plusieurs hôpitaux entre le 2 juin et le 25 octobre 1916 (Melun; Marseille).

Après une convalescence de plusieurs jours, il rejoint le dépôt de son régiment le 28 novembre 1916, puis part en renfort au 329° RI le 10 avril 1917.

Le 26 juillet 1918, le régiment et le 53° bataillon de tirailleurs sénégalais attaquent Belval-sous-Chatillon (Marne).

Une terrible bataille s'engage; aux 8 lance-flammes des Français répondent plusieurs mitrailleuses allemandes qui rendent la progression difficile et font de nombreuses victimes.

70 tirailleurs sont tués et 73 hommes du 329°.

Marcel Gouget est blessé par balles; une lui sectionne 2 phalanges de l'index gauche, une autre l'atteint au bras droit. Il est de nouveau évacué.

Marcel Gouget est cité à trois reprises en avril 1916, septembre 1917 et août 1918; il est décoré de la Croix de Guerre avec 3 étoiles de bronze; la Médaille Militaire lui est conférée, et il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur.

Marcel Gouget s'éteint le 27 avril 1964.

 

 

 

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