Le 329° Régiment d'Infanterie dans la Grande Guerre

Présentation du blog

shd3_135Ce blog est consacré au parcours du 329° régiment d'infanterie pendant la 1° guerre mondiale, et à l'ensemble des hommes, de tous grades, de toutes origines, de toutes conditions, qui combattirent en son sein.

L'insigne du régiment représente un dragon crachant le feu et entouré d'une fourragère; la devise est "Régiment pur et sans tache".

Un passage est consacré à René RUCHETON, mon grand-oncle, dont j'entendais parler quand j'étais très jeune, et qui est, sans conteste, celui qui m'a décidé à entreprendre toutes ces recherches, sur lui d'abord; mais là, faute de souvenirs familiaux, faute d'avoir été curieux dans ma jeunesse pour en savoir plus sur ce "pauvre René", comme l'appelait ma grand'mère, je me suis assez vite retrouvé dans une impasse.

Cependant, quantité de documents, de photos, de notes, ayant été collectés sur le dernier régiment dans lequel René a servi, il m'a semblé intéressant d'en faire profiter toutes celles et tous ceux que cette période passionne.

Cette collecte a été réalisée en partie par mes soins, mais aussi par des contributrices et contributeurs, connus ou pas, que je tiens ici à remercier : mes proches qui m'ont aidé dans mes recherches sur mon grand-oncle, notamment sur les aspects généalogiques, des descendants de poilus du 329° qui ont ouvert pour moi la boîte aux souvenirs et les albums photos, et tous les amis du forum Pages 14-18 qui m'ont apporté aide et conseils pour la réalisation de ce blog (merci à Bernard et à François, ils se reconnaîtront), qui m'ont communiqué des documents en leur possession, ont parcouru des registres d'état civil, des archives, me faisant ainsi progresser dans mes recherches, qui sont allés pour moi (mais aussi pour d'autres) photographier des tombes dans des nécropoles, des cimetières communaux, etc...etc...Merci enfin à celles et ceux qui m'ont autorisé à créer un lien permettant d'aller visiter leurs sites et autres bolgs.

Ils comprendront, j'en suis sûr, que je ne puisse les citer, au risque d'en oublier. Qu'ils sachent que c'est aussi grâce à elles , grâce à eux, que ce blog a pu voir le jour. MERCI.

Je veux m'attacher à ne parler que du 329° régiment d'infanterie (RI), son parcours, ses engagements dans les affrontements qui ont jalonné ce parcours, ses hommes, officiers, sous-officiers, caporaux et soldats qui en furent les héros.

Je vous souhaite une bonne lecture. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, suggestions, critiques, à m'apporter tout complément d'information, tout document, toute photo permettant de maintenir le souvenir de mémoire que nous devons à ces hommes.

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27 décembre 2021

Jacques MEYER

J

Jacques Meyer est né le 29 janvier 1895 à Valenciennes.

Son père, Félix, âgé de 30ans est rabin; sa mère, née Léa Lévy, est âgée de 27 ans.

Il effectue de bonnes études, et entre à l'école normale supérieure en juillet 1914. Il est licencié ès lettres (1913), agrégé de philosophie (1920), et docteur en droit (1925). Il parle anglais et allemand, et a des connaissances sérieuses en espagnol et italien.

Il collabore à l'Oeuvre en 1918/1919, sera secrétaire générale chez chez Louis Dreyfus et Cie, banquier et armateur.

 

 

Le 8 octobre 1914, il s'engage pour 5 ans au 74° régiment d'infanterie.

Il est promu sous lieutenant le 26 janvier 1915, et intègre le 329° régiment d'infanterie, 23° compagnie, le 28 septembre 1915.

Il participe aux combats de la fin 1915 en Champagne, et est en Picardie en février 1916 lorsqu'il est cité, pour la première fois, à l'ordre du régiment pour avoir sauvé la vie d'un guetteur.

En juillet 1916, il est à Estrées (Somme), commandant de compagnie; au cours d'une attaque, le 6 juillet, il capture 2 mitrailleuses ennemies, mais est blessé par balles à la hanche et évacué; il est cité à l'ordre de l'Armée, décoré de la Croix de Guerre avec palme.

Il rejoint le front le 31 janvier 1918, au 9° bataillon du 24° régiment d'infanterie.

Il est nommé lieutenant le 27 septembre 1919 et est démobilisé; il est promu capitaine le 25 juin 1933.

Le 23 mai 1935, il participe au lancement de Radio Cité en tant que Directeur administratif et Président du conseil d'administration.

Le 2 septembre 1939, il est affecté au GQG où il crée le service de presse; quand la guerre éclate, il est placé à la disposition de plusieurs commandants de régions; il est démobilisé le 21 août 1940 à Montpellier.

Il s'évade de France en janvier 1943 pour rejoindre le général De Gaulle, en passant par les Pyrénées. Il se perd, frôle la mort puis est recueilli par d'autres évadés; hospitalisé mais prisonnier à Pampelune puis à Madrid entre février et août 1943. Il a les pieds gelés, et subi plusieurs amputations; il rejoint l'Afrique du Nord par Gibraltar et Oran en septembre 1943.

Il devient administrateur général de la radiodiffusion et prend la direction de la radio du débarquement pour le théâtre d'opérations sud (chef du service d'information de la 1° Armée). Il est promu chef de bataillon, participe au débarquement d'août 1944 en Provence. Il est cité à l'ordre de la brigade.

A la libération, il devient inspecteur général de la radiodiffusion française, il est chargé de réorganiser la radio dans les villes libérées, représente la France dans les conférences internationales sur les télécommunications; il est nommé président de la SOFIRAD.

Il est nommé commandeur de la Légion d'Honneur par décret du 9 juin 1948, devient conseiller d'état.

Jacques Meyer a écrit plusieurs ouvrages sur la guerre, sur les hommes qui ont combattu : La Biffe (1928) que Jean-Norton Cru, dans Témoins, qualifie de "témoignage de 1er ordre"; La Guerre Mon Vieux (1932); Les soldats de la Grande Guerre (1966); La Vie Quotidienne des soldats de la Grande Guerre (1967).

Il décède à Cavalaire (Var) le 24 août 1987.

avec Colette

J                A gauche: Jacques Meyer en compagnie de Colette à St Tropez.

                A droite: Jacques Meyer en compagnie des généraux Zeller et Marchand, de Marcel Bidault et du sénateur-maire de Verdun François Schleiter en 1964.

 

 

 

 sources : internet; SHD; AD59

 

 

 

 

 

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13 décembre 2021

Marcel Henri Eugène SIGRE

Marcel Heni Eugène Sigre est né le 15 janvier 1877, 72 rue de Rambuteau, Paris 1er arrondissement.

Son père, Nicolas Auguste, âgé de 30 ans, est employé de commerce; sa mère, née Laurence Augustine Eugénie Lardenoy est âgée de 20 ans.

Il effectue de bonnes études, devient bachelier et entre à la faculté de médecine de Paris où il soutiendra sa thèse le 11 mai 1904. Il deviendra externe des hôpitaux de Paris.

Il est incorporé au 117° RI le 14 novembre 1898, passe au 14° BCA le 1er avril 1899, est mis en disponibilité pour poursuivre ses études le 20 septembre.

Il est nommé médecin auxiliaire de réserve le 25 octobre 1900, affecté à la 24° section d'infirmiers militaires à Versailles.

Il est affecté à la 4° région (Le Mans) le 8 avril 1904, au 24° régiment territorial d'infanterie le 23 juin, nommé médecin aide-major de 2° classe le 1er novembre, de 1ère classe le 29 juin 1910.

Suite au décret de mobilisation générale, il rejoint le 29° régiment d'infanterie territoriale en garnison à Mayenne, médecin du 1er bataillon. Il est cité à l'ordre du régiment, décoré de la Croix de Guerre.

Il revient à la 4° région le 6 octobre 1915, médecin chef de la gare de répartition de Maintenon (E&L).

 

CDG 006

 

Promu médecin-major de 2° classe le 19 août 1916, il arrive au 329° RI le 1er septembre; le lieutenant-colonel Albert souligne son zèle et son activité calme et efficace.

Il passe au 103° RI le 26 mars 1917, médecin chef de la place et de l'hôpital complémentaire 40 de Sablé.

Le 7 février 1918 il épouse, à la mairie du 5° arrondissement de Paris, Suzanne Aron.

Le 6 janvier 1919, il est affecté au gouvernement militaire de Paris, nommé médecin-major de 1° classe le 13 juillet 1927.

Le 16 juin 1920, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.

Il décède à Draveil (Essonne) le 26 août 1929.

 

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10 décembre 2021

Jacques Eugène Raymond Victor SEVESTRE

sevestreJacques Eugène Raymond Victor Sevestre est né le 19 juillet 1882, 12 rue de Versailes à Bougival (Yvelines).

Son père, Louis Arthur, âgé de 39 ans, est docteur en médecine, pédiatre, chef de service à l'hôpital Bretonneau à Paris, membre de l'académie de médecine, chevalier de la Légion d'Honneur; sa mère, née Jacqueline Thérèse Elisabeth Archambault, est âgée de 20 ans.

Il effectue de bonnes études, devient bachelier et entre en faculté de médecine.

Le 10 novembre 1902 il s'engage pour 3 ans à la mairie du 9° arrondissement de Paris, pour le 132° RI en garnison à Reims.

 

Il est renvoyé dans ses foyers le 10 septembre 1903 pour poursuivre ses études de médecine.

Il est nommé médecin auxiliaire de réserve le 10 août 1904, affecté successivement aux 6°, 24° 22° et 14° sections d'infirmiers militaires.

En 1908, il est interne en médecine des hôpitaux et hospices civils de Paris après sa réussite au concours de 1907.

Il est promu médecin aide-major de 2° classe de réserve le 3 octobre 1913.

Suite au décret de mobilisation générale, il est affecté à l'ambulance n° 3 du 4° corps, au laboratoire de bactériologie de la 2° Armée le 7 novembre, au 5° bataillon du 329° RI le 16 octobre 1915.

Il est promu médecin aide-major de 1° classe le 2 août 1916, cité à l'ordre de la VI° Armée le 6 août, décoré de la Croix de Guerre avec palme, est affecté à l'Armée d'Orient le 20 février 1917, mis en route le 2 mars.

Le 14 mai 1918 il épouse, à Paris 18° arrondissement, Gertrude Jeanne Léonie Vialatel avec laquelle il aura 5 enfants.

De retour en Orient, il tombe malade, est hospitalisé le 1er février 1919, évacué vers la France le 12 mars.

Il est mis en congé illimité le 8 mai 1919, s'installe à Boulogne-sur-Mer où il exerce comme pédiatre et médecin légiste, et où il décède le 4 mars 1929.

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09 décembre 2021

Marie Joseph Louis Auguste ROCHETTE

Marie Joseph Louis Auguste Rochette est né le 5 mai 1884 à Vedène (Vaucluse).

Son père, Blaise, âgé de 29 ans est cultivateur; sa mère, née Marie Rose Philippine Blanchet est âgée de 23 ans.

Il effectue de bonnes études, devient bachelier et entre à la faculté de médecine de Marseille; il soutiendra sa thèse de doctorat devant la faculté de médecine de Montpellier le 14 décembre 1909, est interne des hôpitaux d'Avignon.

Appelé le 8 octobre 1905 au 40° RI, il est envoyé dans la disponibilité pour suivre ses études le 18 septembre 1906.

Il est nommé médecin auxiliaire de réserve le 14 novembre 1907, puis médecin aide-major de 2° classe affecté à la 15° région le 29 juin 1910.

Le 14 novembre 1911 il épouse, à Sorgues (Vaucluse), Julie Frédérique Jeanne Louise Justamond.

Suite au décret de mobilisation générale, il part en campagne avec l'ambulance 4/15, affecté au service chirurgical.

Il est nommé médecin aide-major de 1° classe le 1er décembre 1914, passe au 329° RI le 4 mars 1917, affecté à la 18° région, place d'Oloro, comme chirurgien.

Désigné pour l'Armée d'Orient, il est mis en route le 30 juin 1918; il sera notamment médecin de bataillon et médecin chef du 58° RI.

Il reçoit une citation, est décoré de la Croix de Guerre.

Les appréciations de sa hiérarchie sont élogieuses; ses compétences, ses attentions envers les blessés et les malades sont relevées : "médecin très dévoué; très intelligent".

Il est démobilisé le 10 mars 1919, passe dans l'armée territoriale, à sa demande, le 15 septembre 1921.

Le 30 juin 1938, il est nommé Chavalier de la Légion d'Honneur.

 

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