Le 329° Régiment d'Infanterie dans la Grande Guerre

15 décembre 2017

Félix Georges Emile ALLIE

AlliéFélix Georges Emile ALLIE est né le 22 février 1863 à Avesnes (Nord).

Son père, chevalier de la Légion d'Honneur, est capitaine adjudant-major au 47ème régiment d'infanterie de ligne à Avesnes.

Le 23 février 1884, à la mairie de Versailles, il s'engage pour 5 ans au 127ème régiment d'infanterie de Valenciennes. Il sera successivement caporal, caporal fourrier, sergent, sergent fourrier, sergent major, avant d'entrer à Saint-Maixent le 16 avril 1888.

Il en ressort le 18 mars 1889 avec le grade de sous-lieutenant; il est affecté au 156ème régiment d'infanterie à Toul.

Il est nommé capitaine le 17 avril 1898, et passe au 10ème régiment d'infanterie en qualité d'officier d'ordonnance, poste qu'il occupe auprès de plusieurs généraux entre 1898 et 1904.

Il est promu chef de bataillon le 24 décembre 1910, et passe au 17ème régiment d'infanterie, régiment languedocien qui refusa de s'opposer aux viticulterus lors de leur révolte de 1907.

Le 9 mai 1913, il arrive au 129ème régiment d'infanterie du Havre; le 5 août 1914, il prend la tête du 6ème bataillon du 329° RI.

Le 14 septembre 1914, alors que le 329ème est engagé dans une violente bataille dans le secteur de Berry-au-Bac (Aisne), Félix ALLIE est frappé par une balle qui lui traverse la main gauche; il est évacué.

Il revient au 329ème le 10 décembre 1914, et le quitte le 11 janvier suivant; il est nommé lieutenant-colonel au 308ème régiment d'infanterie; il est de nouveau blessé, le 8 janvier 1916, par une balle à l'épaule droite, puis, le 17 août 1916, par un éclat d'obus au genou gauche alors qu'il allait voir les blessés au poste de secours.

Il est nommé colonel au 1er régiment d'infanterie en 1921.

Félix Allié est commandeur de la Légion d'Honneur, et a été cité 9 fois durant le conflit.

 

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13 décembre 2017

Pierre Marie Etienne BLANCHON

1915 Pierre Blanchon 129e RI LL 1200 (blog)

 Pierre Marie Etienne BLANCHON est né le 29 juin 1894, à 6 heures du soir, à Versailles, alors dans le département de Seine et Oise.

 Il est baptisé dans la cathédrale Saint-Louis de Versailles.

 Après un court passage à l'école des frères, il fait ses études à l'Institution Notre-Dame de Grandchamp à Versailles, où il fait sa première communion le 12 juin 1904.

 C'est un très bon élève; son livret scolaire le définit comme un garçon intelligent, à l'esprit très vif. Il devient bachelier en philosophie.

 Il entre à l'Institut Catholique à Paris avec l'ambition de devenir inspecteur des finances.

C'est un sportif, qui aime le tennis, le patinage, le hockey sur glace, le tir à la carabine; il acquiert un vélo, et plus tard il possèdera une moto.

 Il se passionne pour l'aviation, qui n'en est qu'à ses balbutiements.

 Il vient de passer sa licence en droit quand la guerre éclate. Il est immédiatement appelé sous les drapeaux, faisant partie de la classe 1914.

 Sa fiche matricule le dépeint assez grand, 1m75, avec les cheveux bruns et les yeux gris-bleu.

 Initialement affecté dans une section de secrétariat d'état major, il se porte volontaire pour servir dans un régiment d'infanterie. Il rejoint le 129° régiment d'infanterie le 4 septembre 1914, et est nommé caporal le 14 novembre suivant.

 Quelques semaines plus tard, il arrive au 329°.

 En juin 1915, il se distingue au Labyrinthe en rassemblant, sous la mitraille, des hommes de sa compagnie en train de fuir, et reçoit les félicitations de son chef de bataillon.

Dans une lettre adressée à un ami en juillet, il relate ces moments :

 

juillet15 c

juillet15 d

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Début septembre, le régiment arrive dans la Meuse qu'il quitte le 18 pour gagner la Marne. Le 25, le régiment, alors en réserve de corps d'armée, reçoit l'ordre de participer à l'attaque de la butte de Tahure; le 29, le régiment est engagé, dès 4h00 du matin, contre des positions ennemies fortement organisées. Les tranchées sont défendues par un réseau de fils de fer barbelés; Pierre BLANCHON et 3 de ses camarades sont arrêtés à quelques mètres de ce réseau; blessé à une jambe, Pierre BLANCHON continue de se battre pendant encore près de deux heures, tuant deux mitrailleurs ennemis, avant de recevoir une balle dans la figure qui le blesse mortellement.

 Son corps ne sera pas retrouvé.

 Le caporal BLANCHON est cité à l'ordre de l'armée : "le 29 septembre 1915, au cours de l'attaque d'une tranchée ennemie, blessé mortellement devant le réseau de fils de fer jusqu'où il avait emmené ses hommes en plaisantant pour soutenir leur moral, refusa de se laisser enlever par eux pour ne pas exposer, leur dit-il, inutilement leurs vies".

 Le nom de Pierre BLANCHON figure sur le monument aux morts, et sur la plaque commémorative 1914-1918 de la cathédrale Saint-Louis de Versailles, ainsi que sur le livre d'Or de l'Institut Catholique de Paris.

Je remercie Monsieur Didier Segal-Saurel pour les documents et photos qu'il a eu l'amabilité de me faire parvenir.

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11 décembre 2017

Pierre Adolphe Marie LAURRIN

shd 072Pierre Adolphe Marie Laurrin naît le 23/12/1877 à Caraman (Hte Garonne).

Le 26 octobre 1895, il s'engage pour 3 ans à la mairie de Versailles pour l'école militaire de Saint Cyr.

Il sort de Saint Cyr le 1er octobre 1897, et est affecté au 14ème régiment d'infanterie avec le grade de sous-lieutenant.

Promu lieutenant le 1er octobre 1899, capitaine le 23 mars 1910, il est nommé chef de bataillon à titre temporaire, et pour la durée de la guerre, le 21 septembre 1914. Il est alors au 7ème régiment d'infanterie où il  commande la 7ème compagnie, puis il prend le commandement du régiment.

Il arrive au 329° RI le 21 octobre 1915; il prend le commandement du 5ème bataillon.

Le 4 juillet 1916, le régiment est engagé dans l'offensive de la Somme. A 18h00, le lieutenant colonel Puntous est avisé que le commandant Laurrin vient d'être blessé par balle dans la nuque, et qu'il a passé le commandement du 5° bataillon au capitaine adjudant-major Hubert, mais a refusé d'être évacué. Il reprendra le commandement de son bataillon le 25 août.

Déjà cité à 3 reprises à l'ordre de l'armée, le commandant Laurrin l'est une nouvelle fois le 4 août 1916 pour son action le 4 juillet précédent, et la prise d'Estrées par son bataillon.

Quelques mois plus tard, le commandant Laurrin se distinguera de nouveau lors de la bataille de Noyon (mars 1918). Il est blessé le 25 mars à Guiscard, par éclats d'obus à la cuisse gauche et à l'abdomen. Il reçoit une citation.

Les appréciations portées par ses chefs sont de plus élogieuses "officier de valeur; beau soldat; officier supérieur de toute première valeur".

Evacué suite à sa blessure reçue à Guiscard, il est réintégré au 4ème régiment d'infanterie le 12 juillet 1918, puis est détaché pour prendre le commandement d'un bataillon du 505ème régiment d'artillerie d'assaut (régiment de chars de combat).

Aprés l'armistice, il est affecté au 504ème régiment de chars de combat où il fait fonction de chef de corps; il est nommé lieutenant colonel le 22 mars 1929.

Pierre Laurrin est officier de la Légion d'Honneur, et décoré de la Croix de Guerre avec 5 palmes.

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10 décembre 2017

Noël Louis Marie Cyprien Auguste BRUN

Brun (45)Noël Brun est né à Besançon le 1er juillet 1873.

Il effectue de bonnes études secondaires au lycée de Nancy. Il en sort bachelier ès lettres.

Le 11 juillet 1894, son père, Jean-Baptiste, archiviste d'état major, dépose une demande auprès du conseil municipal de Langres (Hte Marne) en vue d'obtenir une bourse avec trousseau pour Noël Brun, appelé à suivre les cours de l'école de Saint Cyr.

Dans sa séance du 21 juillet, le conseil municipal de Langres accorde favorablement la demande de Jean-Baptiste Brun.

Noël entre à Saint Cyr le 31 octobre 1894, reçu 18ème sur 600 élèves.

Il en sort le 16 avril 1896, et est nommé sous-lieutenant au 13ème régiment d'infanterie de Nevers. Le général commandant l'école écrit que Noël Brun devrait faire un bon officier.

Il est nommé lieutenant le 1er octobre 1898, puis sert dans différents régiments de tirailleurs en Afrique du nord, avant de rentrer en France, en 1910, au sein du 27ème bataillon de chasseurs à pied; il a été nommé capitaine, et fait chevalier de la Légion d'Honneur le 23 janvier 1909.

Le 17 mars 1913, il est autorisé à suivre les cours de l'école de guerre.

Quand la guerre éclate, il est nommé à l'état major de la 15ème division;  il est cité à l'ordre de la IIIème Armée le 14 août 1915, et est nommé chef de bataillon le 24 décembre 1915; il rejoint le 329ème régiment d'infanterie le 21 juillet 1917 et prend le commandement du 6ème bataillon. Il a été nommé officier de la Légion d'Honneur le 1er avril 1917.

Le lieutenant-colonel Boulet-Desbareau, qui commande le 329ème, le prend comme adjoint et le propose pour le grade de lieutenant-colonel, grade qu'il n'obtiendra qu'en 1924.

Le commandant Brun quitte le 329ème RI le 27 janvier 1918.

Il sert alors dans différents états-majors, puis est détaché auprès de l'armée tchécoslovaque le 5 juin 1919. Il est cité à l'ordre de la 7ème division pour son activité lors de ce détachement.

Il s'installe à Toulouse; le 11 juin 1928, il est en résidence au Muy (Var), où il décède à 13h00.

En plus de la Légion d'Honneur, le lieutenant-colonel Brun est décoré de la Croix de Guerre avec palme.

 

 

 

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09 décembre 2017

Henri TOULLIC

Toullic (8)  Henri TOULLIC est né à Pont-l'Abbé (Finistère) le 20 avril 1892.

Le 7 octobre 1910, il s'engage pour 5 ans, à la mairie de Pont-l'Abbé où il réside, pour le 18 ème régiment de chasseurs à cheval à Lunéville (Meurthe et Moselle), où il arrive le 23 octobre suivant.

Il est nommé brigadier le 29 septembre 1911, puis maréchal des logis le 8 novembre 1913.

Il part en campagne dès le 1er août; le régiment est envoyé à Marainviller, à l'est de Lunéville, pour surveiller le secteur.

Il est promu sous-lieutenant à titre temporaire le 26 février 1915, et passe au 79 ème régiement d'infanterie, au sein duquel il participe à l'offensive en Artois, puis à celle de Champagne où il est blessé; il est cité à l'ordre de la 11 ème division.

Le 12 août 1915, il arrive au 420 ème régiment d'infanterie, qui vient d'être formé, et prend le commandement d'une compagnie de mitrailleurs. Le lieutenant-colonel Rimaud, qui commande le régiment, écrit de lui "conduite ne laissant rien à désirer; il a du cran".

Le 420 ème RI est dissous fin août 1916, et le 28 août 1916, Henri Toullic est nommé au 329 ème régiment d'infanterie, où il prend le commandement de la CM4. Blessé le 30 avril 1917 à Saulcy (Aisne), il est évacué du front.

Il est promu lieutenant le 11 août 1917, après avoir rejoint le dépôt du 129° RI, où il reste en poste jusqu'au 25 avril 1918, date à laquelle il intègre le 224 ème régiment d'infanterie.

Il poursuit sa carrière, après l'armistice, dans différents régiments d'infanterie et de tirailleurs algériens.

Il est nommé capitaine 25 juin 1933.

Fait prisonnier en mai 1940, il décède le 18 août 1941 à St Brieuc, des suites de maladie contractée en captivité.

Henri Toullic est chevalier de la Légion d'Honneur, et, cité à 4 reprises, il est titulaire de la Croix de Guerre.

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