Le 329° Régiment d'Infanterie dans la Grande Guerre

10 décembre 2018

Charles Jules VOIRIN

Voirin

Il est né le 26 février 1869 à Gerbéviller (M&M) où ses parents sont boulangers, profession qu’il exercera lui-même avec ses parents jusqu’à son engagement pour une durée de 5 ans souscrit à la mairie de Toul le 20 octobre 1888.

Il est incorporé au 95ème RI à Bourges (Cher), où il gravit les échelons de la carrière militaire jusqu’à son entrée à l’école militaire d’infanterie de Saint-Maixent le 17 mars 1893 (promotion Tombouctou).

 

Il en sort le 17 mars 1894, nommé sous-lieutenant au 129ème RI du Havre, lieutenant le 1er avril 1896.

Il sert dans différents régiments, et revient au 129ème RI le 9 août 1912.

Entre temps il a épousé, le 26 août 1903, à Saïda, département d’Oran (Algérie) où il était en garnison, Pauline Eugénie Molard.

Le 23 juin 1907, il est nommé capitaine au 3ème RI.

Le 6 janvier 1909, il devient Chevalier de la Légion d’Honneur.

Il part en campagne comme capitaine adjoint au lieutenant-colonel commandant le 329ème RI.

Le 14 septembre 1914, il est promu chef de bataillon au 148ème RI.

Il est tué le 1er octobre 1914 à Bouffignereux (Aisne).

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Gerbéviller et du Havre, et sur la plaque commémorative apposée à l’intérieur de l’église de Gerbéviller.

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08 décembre 2018

Henri Charles SIRJEAN

Il est né le 19 août 1890 à Paris 18ème arrondissement.

Il effectue une bonne scolarité, obtenant le certificat d’études primaires supérieures.

Lorsqu’il passe devant le conseil de révision, en 1910, il demeure à Hambourg où il est employé de commerce.

Il est incorporé au 21ème RI pour son service militaire.

Il est candidat à l’école de Saint Maixent au moment de la mobilisation générale ; le 4 juin 1914, il épouse, à la mairie du 18ème arrondissement de Paris, Berthe Guillaumette Claire Bernstein, née à Hambourg.

Il part en campagne avec le 239ème RI, et devient sergent-major avant d’être promu sous-lieutenant puis lieutenant le 16 octobre 1915.

Le 28 août 1916, il prend le commandement de la 23ème compagnie du 329ème RI, et est blessé d’une balle à l’épaule droite le 14 novembre en dirigeant, en plein jour, une reconnaissance audacieuse dans les lignes ennemies.

Il va de nouveau s’illustrer le 24 mars 1918 devant Noyon, quand, encerclé, il se fraye un passage à la baïonnette parmi les fantassins ennemis.

Henri Sirjean est cité à 6 reprises, décoré de la Croix de Guerre avec 1 palme, 5 étoiles (1 de vermeil, 1 d’argent et 3 de bronze).

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07 décembre 2018

Paul Marie Victor RONFORT

Il est né le 22 septembre 1873 à Rambluzin (Meuse) chez sa grand-mère maternelle, où se trouvaient ses parents, qui habitent habituellement Bar-le-Duc où son père est instituteur.

Il obtient le baccalauréat ès lettres complet, le baccalauréat ès sciences 1ère partie.

A l’âge de 20 ans, alors étudiant, il contracte un engagement de 4 ans à la mairie de Verdun pour le 132ème RI en garnison à Reims, où il arrive le 24 novembre 1893.

Il devient successivement caporal, sergent, sergent-fourrier, sergent-major,  après avoir signé un nouvel engagement le 1er février 1897.

Il entre à l’école militaire d’infanterie de Saint-Maixent le 12 avril 1899 (promotion du Transvall) ; il en sort le 12 avril 1900, avec des appréciations élogieuses de sa hiérarchie, et est nommé sous-lieutenant au 26ème RI à Nancy.

Il est nommé lieutenant le 1er avril 1902, adjoint au trésorier le 20 juin.

Le 2 avril, il épouse, à Gerbéviller (M&M), Marie Augustine Gille.

Promu capitaine-trésorier le 9 octobre 1913, capitaine de réserve le 2 mai 1915.

Quand le 420ème RI est créé le 15 août 1915, le capitaine Ronfort le rejoint et prend le commandement de la 6ème compagnie.

Quand le 420ème est dissout le 28 août 1916, le capitaine Ronfort passe au 329ème RI ; il prend le commandement de la 14ème compagnie.

Il est nommé capitaine adjudant-major au 6ème bataillon le 14 septembre 1916.

Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 1er janvier 1917.

Il se distingue en mars 1917, dans le secteur du Chemin des Dames, effectuant plusieurs reconnaissances qui ont permis de recueillir de précieux renseignements. Il est cité à l’ordre de la division.

Il se fait de nouveau remarquer lors de la bataille de Noyon en mars 1918, et reçoit une deuxième citation.

Il est promu chef de bataillon d’active le 1er mai 1918.

Il est blessé le 22 juillet dans la Marne, par un éclat d’obus qui lui entaille la main gauche. Il est évacué, et reprend sa place le 24 août.

Il est cité pour la troisième fois, à l’ordre du corps d’armée, pour son action lors de l’attaque des Venteaux (Marne) les 30 septembre, 1er et 2 octobre 1918.

A la dissolution du 329ème le 18 janvier 1919, et alors qu’il était devenu adjoint au lieutenant-colonel commandant le régiment, il est affecté au 113ème RI.

Il fera partie des troupes d’occupation en Rhénanie et dans la Ruhr entre 1919 et 1923, puis sera nommé commissaire du gouvernement près le conseil de guerre de Constantine (Algérie), deviendra officier de justice militaire, siègera aux tribunaux militaires de Metz puis Nancy, ville où il décède le 23 février 1960.

Il avait été nommé Officier de la Légion d’Honneur le 30 janvier 1924 ; il est décoré de la Croix de Guerre avec 3 étoiles (vermeil ; argent ; bronze).

 

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06 décembre 2018

Georges Léon Philippe MOUCHOT

Il est né le 4 août 1885 à Paris 15ème.

Quand il passe devant le conseil de révision, en 1905, il est artiste peintre (il deviendra professeur de dessin) et habite dans le 16ème arrondissement.

Il est incorporé le 7 octobre 1906 au 156ème RI en garnison à Toul (M&M).

Il passe au 129ème RI du Havre le 28 juillet 1907 ; il est alors caporal, sergent le 1er octobre.

Il quitte le 129ème pour le 51ème RI de Beauvais où il est promu lieutenant.

Le 29 octobre 1912 il épouse, à Paris 16ème, Marthe Anne Marie Henriette Senoner avec laquelle il aura 2 enfants.

Il part en campagne avec le 51ème, est blessé à 2 reprises les 16 et 17 novembre 1914, puis revient au 129ème RI le 5 décembre 1915, affecté au dépôt (36ème compagnie) ; il devient capitaine le 15 avril 1916, puis arrive en renfort au 329ème RI le 16 août 1917.

Il prend le commandement de la 19ème compagnie le 1er octobre.

Il est intoxiqué par ypérite le 11 décembre 1917, et est évacué. Il rentre le 19 janvier 1918 et prend le commandement de la 18ème compagnie.

Il est cité à l’ordre du régiment le 23 juin 1918, tant pour son activité de début de campagne, que pour son rôle d’officier de liaison lors des opérations de Noyon en mars 1918.

Le 8 juillet, il est affecté au service des chemins de fer du réseau du Nord.

Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 3 janvier 1925, et est promu chef de bataillon le 7 juillet 1929, affecté au service des chemins de fer.

Il est de nouveau mobilisé le 2 septembre 1939, toujours au service des chemins de fer.

Le 1er juin 1940, il est commissaire de gare à Rennes, fait prisonnier le 18 juin.

Malade, il effectue plusieurs séjours en hôpital.

Il est prisonnier sur parole à Morlaix à partir du 12 août 1940.

Le 2 septembre 1941, il est reconnu inapte à un transfert en Allemagne par la commission de réforme allemande et placé en congé de captivité.

Il est démobilisé à Brest, et se retire rue de Siam, Paris 16ème.

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04 décembre 2018

Georges Louis Alphonse MEUNIER

Meunier (2)

Il est né le 7 avril 1881 à Ecrosnes (E&L) où ses parents sont épiciers.

En 1901, quand il passe devant le conseil de révision, il est employé de commerce, mais le 23 octobre, il contracte, à la mairie de Dreux, un engagement de 3 ans pour le 129ème RI du Havre.

Il renouvelle ses engagements à plusieurs reprises, gravit les échelons, et est nommé adjudant-chef le 24 octobre 1913.

Il part en campagne avec le 329ème RI comme chef de section, et participe à toutes les opérations menées par le régiment.

Le 14 septembre 1914, il est blessé d’une balle à la nuque à Berry-au-Bac ; il est évacué sur l’hôpital de Bergerac ; il revient au régiment le 16 octobre 1914.

Il est nommé sous-lieutenant le 25 décembre 1914.

Il est de nouveau blessé le 3 juin 1915 au Labyrinthe, par un éclat d’obus à la tête qui ne nécessite pas l’évacuation.

 

Il est cité pour la première fois, et nommé lieutenant à titre temporaire le 28 juin 1915, promu à titre définitif le 26 décembre 1915.

Il prend le commandement de la 20ème compagnie.

Le 4 juillet 1916, alors que le régiment est engagé depuis le matin dans l’offensive de la Somme, il s’empare d’une mitrailleuse après en avoir tué l’un des servants d’un coup de révolver, et fait prisonniers les 4 autres.

Il reçoit sa deuxième citation.

Il devient capitaine le 31 décembre 1916, commandant la 14ème compagnie.

Il est cité pour la troisième fois pour son attitude et ses actions lors des combats des 25 mars à Neuville-sur-Margival, et du 5 mai 1917 à la ferme Mennejean (secteur du moulin de Laffaux).

Le 5 septembre 1917, il est nommé capitaine adjudant-major.

Deux autres citations viennent couronner la carrière de Georges Meunier : pour les reconnaissances effectuées en septembre/octobre 1918 lors de la poussée contre les armées allemandes, puis pour le commandement d’un bataillon d’avant-garde qui, du 7 au 10 novembre, a enfoncé les arrière-gardes ennemies.

Le 18 janvier 1919, le capitaine Meunier quitte le 329ème RI pour le 4ème RI.

Le 23 septembre 1919 il épouse, à Paris 5ème, Lucie Antoinette Maublanc.

Georges Meunier sera promu chef de bataillon au bureau de recrutement de Toulon.

Georges Meunier est Officier de la Légion d’Honneur, et décoré de la Croix de Guerre avec 1 palme et 5 étoiles.

Rendu à la vie civile, il se retire à Nice où il décède le 19 juin 1950.

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