Le 329° Régiment d'Infanterie dans la Grande Guerre

20 juin 2017

Mon Grand Oncle René

Rucheton

 

René Rucheton était le frère aîné de mon grand père maternel, Antonin Rucheton.

René est né le 2 juillet 1896 à 6 heures du matin à Péron, canton de Collonges, arrondissement de Gex, dans le département de l'Ain. Il est le fils de Silvain Paulin Rucheton, maître maçon, et de Alexandrine Saquet, couturière, son épouse, mes arrières grands-parents maternels.

René était le 3° enfant de la famille. L'aîné, Marcel est né à Paris en 1888, puis vint Pauline en 1894. Antonin, mon grand père, est né en juin 1900 également à Péron.

Quelques années plus tard, la famille quitte Péron, et vient s'installer à Donzy dans le département de la Nièvre d'où est originaire Alexandrine Saquet.

René est recensé à Cosne-sur-Loire (Nièvre) en 1915. Il appartient à la classe 1916, et porte le numéro matricule 332.

Sa fiche matricule indique qu'il avait les cheveux noirs et les yeux marrons. Son visage était rond, tout comme son menton, son nez rectiligne, sa bouche moyenne, et son front découvert.

René mesurait 1,68m.

Il possède le degré d'instruction 2; il sait donc lire et écrire. Il était maçon.

René est incorporé au 29° régiment d'infanterie d'Autun, le régiment Dauphin, le 12 avril 1915.

Il ne participe pas aux durs combats menés par ce régiment dans la Meuse (Bois d'Ailly; Vaux Ferry; Apremont), étant alors en formation.

Le 15 août 1915, René quitte le 29° pour le 420° régiment d'infanterie nouvellement créé. On ne sait rien de son activité au sein de cette unité commandée par le Lieutenant Colonel Rimaud, et qui constituait, avec le 421°, la 316° brigade elle-même rattachée à la 158° DI.

En février 1916, le régiment arrive dans le Vexin, puis poursuit sa route vers l'Oise où il effectue "des travaux en vue de l' exécution d'une ligne de défense" (JMO).

En juin 1916, la division est mise à la disposition du Gouverneur Militaire de Paris. Elle effectue alors des travaux en vue de l'exécution d'une ligne de défense pour le camp retranché de Paris.

Le 420° est dissout le 22 août 1916 et passe à la 106° brigade.

René arrive au 329° régiment d'infanterie le 29 août 1916 (23° compagnie; 6° bataillon).

A cette même date, le JMO du 329° indique "A Bonneuil, le Lieutenant-Colonel présente le drapeau du 329° au 2° bataillon du 420° dont les hommes comptent, à partir de ce jour, au 329°. Chacune des compagnies anciennes fournit 40 anciens soldats à la compagnie correspondante du nouveau bataillon incorporé qui donne en échange 40 jeunes soldats".

Le régiment s'installe pour de longs mois dans l'Aisne et participe à de nombreux combats dans le secteur du Chemin des Dames.

Le dimanche 2 décembre 1917, à 22h30, sur le territoire de Corbeny (Aisne), une balle de mitrailleuse atteint René qui tombe mort. Il est relevé par l'adjudant brancardier Anquetil Albert et le brancardier Derrée Pierre.

A cette date, le JMO indique "l'artillerie ennemie augmente d'intensité; 740 obus, 25 minen et 37 bombes à ailettes sur nos tranchées de ligne et de soutien. Pertes : 1 tué".

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Corbeny a rendu hommage au 329° RI par cette plaque apposée

dans l'égise du village (merci à Stéphane Lineatte de généalogie-Aisne).

 

 

 

René est inhumé au cimetière du Bois de Beau Marais commune de Pontavert (Aisne), plaque n° 737.

Un décret du 28 septembre 1920 autorise le rapatriement des soldats inhumés dans les cimetières du front.

Le corps de René Rucheton arrive par convoi ferroviaire, en gare de Cosne-sur-Loire (Nièvre), le 27 décembre 1921. Une cérémonie officielle a lieu, avec prise d'armes du 85° régiment d'infanterie de Cosne.

Les autorités civiles et militaires, ainsi qu'une compagnie du régiment de Cosne, rendirent les honneurs dans la cour de la gare.

L'inhumation a lieu le 29 décembre 1921 dans le carré V du vieux cimetière de Donzy le Pré où sa tombe est toujours visible.

 

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Sur la tombe de René, figurent la Croix de Guerre avec palme et la Médaille Militaire. Sa fiche matricule ne fait état d'aucune citation, et mes recherches auprès des autorités militaires sont restées vaines.

 

Son nom est gravé sur le Monument aux Morts de Donzy.

 


 
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29 mars 2017

Jules Joseph LETOURMY

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 Jules Joseph LETOURMY est né le 10 octobre 1879 à St-Aubin-Jouxte-Boulleng, aujourd'hui St-Aubin-lès-Elbeuf, en Seine Maritime.

 Ajourné à 2 reprises, en 1900 et 1901, pour petite taille (il mesur 1,53m), il est classé dans les services auxiliaires en 1902, position confirmée par la commission de réforme de Rouen le 11 novembre 1914.

 Jules LETOURMY est alors cafetier, rue Sadi Carnot à Caudebec-lès-Elbeuf.

 La guerre, qui devait être brève, se poursuit, faisant de nombreuses victimes. L'armée a besoin d'hommes.

 Jules LETOURMY est finalement appelé le 1er juillet 1915, et est déclaré apte au sevice armé le 5 août 1915.

 Après une période de classes de quelques semaines, il rejoint le 329° RI, affecté à la 22° compagnie commandée par le lieutenant Laurent.

Depuis la fin de 1915, le régiment est en Picardie. Fin juin, il arrive à Harbonnières (Somme), et, le 4 juillet 1916, il est engagé dans la bataille de la Somme qui a débuté le 1er juillet. L'objectif du régiment est de s'emparer du village d'Estrées, situé à 800m des tranchées occupées par le 329°, au sud-est du village de Fay.

Les hommes s'élancent à 17h30, et sont immédiatement soumis à de violents tirs d'artillerie et de mitrailleuses; de nombreux corps jonchent le sol.

Porté disparu, Jules LETOURMY est officiellement déclaré Mort pour la France le 8 décembre 1920 par le tribunal de Rouen.

Son corps n'a jamais été retrouvé.

Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Une stèle à son nom se dresse dans le cimetière municipal.

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Merci à Thierry Guilbert pour les documents fournis.

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25 mars 2017

Joseph Pierre Baptiste CALVET

Calvet   Joseph Pierre Baptiste CALVET est né le 10 janvier 1888 à Rogliani en Corse, île qu'il va quitter ainsi que ses parents, pour venir s'installer en Catalogne, à Fontpédrouse, canton de Mont-Louis (Pyrénées Orientales)

   A 18 ans, il réside à Rambouillet où il est enfant de troupe. Il contracte un engagement volontaire de 5 ans, le 16 janvier 1906, pour le 14ème régiment d'infanterie stationné à Toulouse.

  Caporal en septembre 1906, sergent le 21 juillet 1907, sergent fourrier le 15 août 1908, il signe un nouvel engagement prenant effet le 16 janvier 1911.

  Nommé aspirant le 1er octobre 1910, il intègre l'école d'administration militaire de Vincennes.

  Le 17 octobre 1911, il est promu officier d'administration de 3ème classe du service de l'habillement, affecté à la 6ème région militaire à Châlons-sur-Marne.

Peu après, promu officier d'administration de 2ème classe, il quitte le terrotoire métropolitain pour l'Algérie, affecté au magasin divisionnaire de Philippeville. il quitte son poste le 16 novembre 1914 pour rejoindre Le Havre, où il est chargé de la gestion du matériel de l'équipement en provenance de l'étranger.

Du 1er mars au 24 septembre 1916, il est en poste à Corfou où il occupe les mêmes fonctions.

Après plusieurs demandes restées vaines, il est autorisé à effectuer un stage dans un régiment d'infanterie. Ce sera au 175ème RI, à l'Armée d'Orient, du 25 septembre 1916 au 5 mars 1917.

Il arrive au 329ème RI, avec le grade de lieutenant, le 25 juin 1917. Il est promu capitaine le 7 décembre 1917.

Il  exercera successivement les fonctions de chef de section, de commandant de compagnie, de commandant de compagnie de mitrailleuses, d'adjoint au chef de corps.

Joseph Calvet sera cité 2 fois à l'odre du corps d'armée, 2 fois à l'ordre de la division, 1 fois à l'ordre du régiment.

Très bien noté par sa hiérarchie, il est qualifié d'officier d'avenir.

Le lieutenant colonel Desbareau commandant du 329ème RI écrit, fin 1917 "officier très brillant, élégant, d'une intelligence vive, cultivé, commande avec tact et autorité sa compagnie de mitrailleuses".

Après guerre, Joseph Calvet sera promu chef de bataillon puis lieutenant colonel.

 

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07 décembre 2016

Guy Jean Pierre de LANTIVY de TREDION

 

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De LANTIVY de TREDION Guy Jean Pierre (vicomte Guy).

Il nait le 15 août 1874 à Vannes (Morbihan).

Le 27 novembre 1893, il s’engage pour 4 ans à la mairie du 8ème arrondissement de Paris où demeuraient ses parents, l’un et l’autre décédés.

Il rejoint le 13ème RI à Nevers, où il accède successivement aux grades de caporal et de sergent (1895).

Il se rengage en 1897 puis en 1899 et, le 10 mars 1901, il est admis à l’école militaire d’infanterie de Saint Maixent. Il en sort sous-lieutenant le 1er avril 1912, nommé au 130ème RI à Mayenne, avant de rejoindre, le 25 juillet 1904, le 104ème RI à Argentan (Orne).

Le 28 octobre 1908, il épouse à Paris, en l'église Saint Honoré d'Eylau (16ème), Marie Hélène de Cernowitz.

Lorsque la guerre éclate, il est adjoint à l’officier des approvisionnements ; il est promu capitaine le 1er novembre 1914.

Lorsque le 421ème RI est formé, le 15 août 1915, le capitaine de Lantivy prend le commandement de la compagnie de mitrailleuses du régiment.

Le 421ème est dissout le 27 août 1916 ; le capitaine de Lantivy intègre le 24ème RI, puis le 43ème RI le 10 janvier 1917.

Nommé chef de bataillon, il arrive au 329ème RI le 21 mai 1917 et participe aux opérations du Chemin des Dames, où il est évacué suite à commotion le 23 juillet.

A sa sortie de l’hôpital, le 30 novembre 1917, il rejoint le 154ème RI.

Il sera intoxiqué par les gaz le 2 octobre 1918.

Il se retire à Casablanca où il décède le 10 novembre 1965.

Le chef de bataillon de Lantivy est cité 5 fois ; il est chevalier de la Légion d’Honneur.

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05 décembre 2016

Paul Victor GAGNIER

 

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GAGNIER Paul Victor.

Il nait le 23 janvier 1869 à La Rochelle (Charente Maritime) où ses parents sont marchands de nouveautés.

Le 31 janvier 1887, il contracte un engagement de 5 ans à la mairie de Bordeaux, et est affecté au 144ème RI en garnison dans la ville.

Nommé sergent major le 11 octobre 1889, il contracte un nouvel engagement de 5 ans le 23 août 1890, et est envoyé à l’école militaire de Saint Maixent le 25 avril 1891.

Il en sort le 1er avril 1892 avec le grade de sous-lieutenant, et est affecté au 156ème RI à Toul (Meurthe et Moselle).

Le 26 avril 1907, il épouse, à La Rochelle, Marie Hélène COUCHARD

Lorsque la guerre éclate, il est capitaine, commandant la 23ème compagnie, au 337ème RI.

Nommé Chef de bataillon à titre temporaire le 19 septembre 1914, il commande le 5ème bataillon du 337ème RI jusqu’au 29 novembre 1915. Il a été nommé à titre définitif le 5 mai 1915.

Il quitte le 337ème RI le 1er décembre 1915 pour prendre la direction du 5ème centre d’instruction jusqu’au 15 septembre 1916, date à laquelle il prend le commandement du 5ème bataillon du 290ème RI. Jusqu’à la dissolution de ce régiment le 5 juin 1918 ; il passe alors au 329ème RI en qualité d’adjoint au lieutenant-colonel Boulet Desbareau.

Il ne reste que quelques semaines au 329ème RI ; le 27 août 1918, il est nommé lieutenant-colonel à titre provisoire et prend le commandement du 355ème RI.

Paul Victor GAGNIER est blessé à deux reprises, les 20 et 27 juillet 1918 par éclats d’obus lors des offensives du bois Fleury et du bois de Nanteuil (Marne).

Il est cité à 4 reprises, décoré de la Croix de Guerre, nommé chevalier puis officier de la Légion d’Honneur.

Paul Victor GAGNIER décède le 8 juillet 1958 à Poitiers.

 

 

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