Le 329° Régiment d'Infanterie dans la Grande Guerre

07 mai 2019

Henri Léon BELLENGER

Henri Léon BELLENGER.

 

 

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Henri Léon Bellenger est né au Havre le 8 mars 1895 à 03h30.

Sa mère, Clémence Charlotte Lorin, journalière, est âgée de 19 ans et demeure au Havre.

Son père, Elisée Eugène Bellenger, le reconnaîtra lors de son mariage avec Clémence Lorin le 8 février 1901 au Havre.

Le 13 juin 1914, il épouse, à Sanvic (Seine Maritime), Berthe Marie Decaens ; le couple aura 2 enfants, René Henri (1915-1992) et Gilberte Henriette (1916-2002).

 

Lorsqu’il passe devant le conseil de révision, en 1915, il demeure à Sanvic ; il est brun, a les yeux marron, mesure 1m69, sait lire, écrire et compter, exerce la profession de charpentier en fer.

Suite au décret de mobilisation générale du 1er août 1914, les classes sont mobilisées prématurément ; Henri Bellenger est donc incorporé le 13 décembre 1914 au 129ème régiment d’infanterie du Havre.

Après une période d’instruction, il est affecté au 329ème régiment d’infanterie, régiment de réserve du 129ème, au printemps 1915.

Il participe alors, en qualité de mitrailleur au 5ème bataillon, à tous les engagements du 329ème RI : Artois, Butte de Tahure en Champagne en 1915, offensive de la Somme en 1916, chemin des Dames au printemps 1917.

Le 13 mai 1917, il est cité à l’ordre de la brigade pour son énergie et son courage, « toujours prêt à remplir les missions les plus périlleuses » précise la citation.

Il est décoré de la Croix de Guerre.

Le 24 juillet 1917, le 5ème bataillon vient à Paissy (Aisne) en réserve de division.

Le 25 juillet, à partir de 18h25, l’artillerie allemande bombarde violemment nos lignes et l’infanterie se porte à l’attaque ; nos troupes sont bouleversées mais résistent.

Le 26 juillet, des contre-attaques sont lancées, y compris par les unités en réserve, à partir de 4h00 du matin. L’avance est vite stoppée par des tirs de barrage et des feux nourris de mitrailleuses ennemies.

A 6h00, un obus tombe près de la position tenue par la 5ème compagnie de mitrailleuses ; Henri Bellenger est mortellement atteint par un éclat.

Les combats font rage toute la journée ; le régiment compte, pour cette seule journée du 26 juillet, 22 tués, 58 blessés et 2 disparus.

Henri Léon Bellenger est décoré de la Médaille Militaire, à titre posthume, par arrêté du 9 septembre 1920.

Son corps repose dans la nécropole nationale d’Oeuilly (Aisne).

(merci à Nicolas Bellenger, son arrière petit-fils, pour les renseignements et documents fournis).

 

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05 mai 2019

Emile Henri Marcel GOUGET

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Emile Henri Marcel Gouget, dit Marcel, est né le 17 juillet 1893 à Hamars (Calvados).

Il est incorporé le 26 novembre 1913 au 119° RI à Courbevoie (Seine).

Il est évacué pour fatigue et maladie à l'été 1915, puis part en renfort au 36° RI le 15 septembre 1915; il participe à l'offensive en Artois le 25 septembre.

Il est nommé soldat de 1° classe le 24 mars 1916, et est blessé à Douaumont le 23 mai 1916 par un éclat d'obus à la fesse droite; il est évacué et va séjourner dans plusieurs hôpitaux entre le 2 juin et le 25 octobre 1916 (Melun; Marseille).

Après une convalescence de plusieurs jours, il rejoint le dépôt de son régiment le 28 novembre 1916, puis part en renfort au 329° RI le 10 avril 1917.

Le 26 juillet 1918, le régiment et le 53° bataillon de tirailleurs sénégalais attaquent Belval-sous-Chatillon (Marne).

Une terrible bataille s'engage; aux 8 lance-flammes des Français répondent plusieurs mitrailleuses allemandes qui rendent la progression difficile et font de nombreuses victimes.

70 tirailleurs sont tués et 73 hommes du 329°.

Marcel Gouget est blessé par balles; une lui sectionne 2 phalanges de l'index gauche, une autre l'atteint au bras droit. Il est de nouveau évacué.

Marcel Gouget est cité à trois reprises en avril 1916, septembre 1917 et août 1918; il est décoré de la Croix de Guerre avec 3 étoiles de bronze; la Médaille Militaire lui est conférée, et il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur.

Marcel Gouget s'éteint le 27 avril 1964.

 

 

 

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10 décembre 2018

Charles Jules VOIRIN

Voirin

Il est né le 26 février 1869 à Gerbéviller (M&M) où ses parents sont boulangers, profession qu’il exercera lui-même avec ses parents jusqu’à son engagement pour une durée de 5 ans souscrit à la mairie de Toul le 20 octobre 1888.

Il est incorporé au 95ème RI à Bourges (Cher), où il gravit les échelons de la carrière militaire jusqu’à son entrée à l’école militaire d’infanterie de Saint-Maixent le 17 mars 1893 (promotion Tombouctou).

 

Il en sort le 17 mars 1894, nommé sous-lieutenant au 129ème RI du Havre, lieutenant le 1er avril 1896.

Il sert dans différents régiments, et revient au 129ème RI le 9 août 1912.

Entre temps il a épousé, le 26 août 1903, à Saïda, département d’Oran (Algérie) où il était en garnison, Pauline Eugénie Molard.

Le 23 juin 1907, il est nommé capitaine au 3ème RI.

Le 6 janvier 1909, il devient Chevalier de la Légion d’Honneur.

Il part en campagne comme capitaine adjoint au lieutenant-colonel commandant le 329ème RI.

Le 14 septembre 1914, il est promu chef de bataillon au 148ème RI.

Il est tué le 1er octobre 1914 à Bouffignereux (Aisne).

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Gerbéviller et du Havre, et sur la plaque commémorative apposée à l’intérieur de l’église de Gerbéviller.

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08 décembre 2018

Henri Charles SIRJEAN

Il est né le 19 août 1890 à Paris 18ème arrondissement.

Il effectue une bonne scolarité, obtenant le certificat d’études primaires supérieures.

Lorsqu’il passe devant le conseil de révision, en 1910, il demeure à Hambourg où il est employé de commerce.

Il est incorporé au 21ème RI pour son service militaire.

Il est candidat à l’école de Saint Maixent au moment de la mobilisation générale ; le 4 juin 1914, il épouse, à la mairie du 18ème arrondissement de Paris, Berthe Guillaumette Claire Bernstein, née à Hambourg.

Il part en campagne avec le 239ème RI, et devient sergent-major avant d’être promu sous-lieutenant puis lieutenant le 16 octobre 1915.

Le 28 août 1916, il prend le commandement de la 23ème compagnie du 329ème RI, et est blessé d’une balle à l’épaule droite le 14 novembre en dirigeant, en plein jour, une reconnaissance audacieuse dans les lignes ennemies.

Il va de nouveau s’illustrer le 24 mars 1918 devant Noyon, quand, encerclé, il se fraye un passage à la baïonnette parmi les fantassins ennemis.

Henri Sirjean est cité à 6 reprises, décoré de la Croix de Guerre avec 1 palme, 5 étoiles (1 de vermeil, 1 d’argent et 3 de bronze).

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07 décembre 2018

Paul Marie Victor RONFORT

Il est né le 22 septembre 1873 à Rambluzin (Meuse) chez sa grand-mère maternelle, où se trouvaient ses parents, qui habitent habituellement Bar-le-Duc où son père est instituteur.

Il obtient le baccalauréat ès lettres complet, le baccalauréat ès sciences 1ère partie.

A l’âge de 20 ans, alors étudiant, il contracte un engagement de 4 ans à la mairie de Verdun pour le 132ème RI en garnison à Reims, où il arrive le 24 novembre 1893.

Il devient successivement caporal, sergent, sergent-fourrier, sergent-major,  après avoir signé un nouvel engagement le 1er février 1897.

Il entre à l’école militaire d’infanterie de Saint-Maixent le 12 avril 1899 (promotion du Transvall) ; il en sort le 12 avril 1900, avec des appréciations élogieuses de sa hiérarchie, et est nommé sous-lieutenant au 26ème RI à Nancy.

Il est nommé lieutenant le 1er avril 1902, adjoint au trésorier le 20 juin.

Le 2 avril, il épouse, à Gerbéviller (M&M), Marie Augustine Gille.

Promu capitaine-trésorier le 9 octobre 1913, capitaine de réserve le 2 mai 1915.

Quand le 420ème RI est créé le 15 août 1915, le capitaine Ronfort le rejoint et prend le commandement de la 6ème compagnie.

Quand le 420ème est dissout le 28 août 1916, le capitaine Ronfort passe au 329ème RI ; il prend le commandement de la 14ème compagnie.

Il est nommé capitaine adjudant-major au 6ème bataillon le 14 septembre 1916.

Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 1er janvier 1917.

Il se distingue en mars 1917, dans le secteur du Chemin des Dames, effectuant plusieurs reconnaissances qui ont permis de recueillir de précieux renseignements. Il est cité à l’ordre de la division.

Il se fait de nouveau remarquer lors de la bataille de Noyon en mars 1918, et reçoit une deuxième citation.

Il est promu chef de bataillon d’active le 1er mai 1918.

Il est blessé le 22 juillet dans la Marne, par un éclat d’obus qui lui entaille la main gauche. Il est évacué, et reprend sa place le 24 août.

Il est cité pour la troisième fois, à l’ordre du corps d’armée, pour son action lors de l’attaque des Venteaux (Marne) les 30 septembre, 1er et 2 octobre 1918.

A la dissolution du 329ème le 18 janvier 1919, et alors qu’il était devenu adjoint au lieutenant-colonel commandant le régiment, il est affecté au 113ème RI.

Il fera partie des troupes d’occupation en Rhénanie et dans la Ruhr entre 1919 et 1923, puis sera nommé commissaire du gouvernement près le conseil de guerre de Constantine (Algérie), deviendra officier de justice militaire, siègera aux tribunaux militaires de Metz puis Nancy, ville où il décède le 23 février 1960.

Il avait été nommé Officier de la Légion d’Honneur le 30 janvier 1924 ; il est décoré de la Croix de Guerre avec 3 étoiles (vermeil ; argent ; bronze).

 

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