Le 329° Régiment d'Infanterie dans la Grande Guerre

02 mars 2018

Quelques poilus du 329°

 

 

 Album photos de poilus du 329° RI.

Certaines de ces photos sont de médiocre qualité; elles permettent néanmoins de faire mieux connaissance avec ces hommes.

 

Deseine

 

Albert DESEINE naquit le 6 septembre 1882 à Bougival, alors dans le département de Seine et Oise, aujourd'hui dans celui des Yvelines, où ses parents sont pépinièristes.

Albert DESEINE sera maraîcher au Chesnay, près de Versailles, et y gèrera une ferme prospère spécialisée dans la laiterie.

Le 24 mai 1915, un détachement de 280 hommes du 329° RI est hébergé à l'usine de tissage de Maroeuil (PdC). Un violent bombardement s'abat sur cette usine, faisant de nombreuses victimes. Atteint par un éclat d'obus, Albert DESEINE est tué sur le coup. Il laisse une épouse, Anne née KERVOUELEN, et un fils, Marcel Edouard.

Albert DESEINE est titulaire de la Médaille Militaire et de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Il repose au cimetière du Chesnay, son nom figure sur le monument aux morts de la commune, ainsi que sur les plaques apposées en mairie et dans l'église Saint-Antoine-de-Padoue.

 

 

 

1918_Joseph Berthy

 

Joseph Marie BERTHY est né le 28 janvier 1898,

à Berthé, commune de Pluherlin, dans le Morbihan,

où ses parents étaient cultivateurs.        

Fin août-début septembre 1918, le régiment est en

Champagne, dans la région des Venteaux.      

L'artillerie allemande est très active; dans la nuit

du 1er au 2 septembre des obus explosifs et toxiques

tombent sur nos lignes faisant plusieurs blessés dont le

soldat Berthy qui décèdera de ses blessures. Il est repose

dans la nécropole de la ferme de Suippes.           

 

 

 

Blanchon Instit2

 

Pierre Marie Etienne BLANCHON est né à Versailles le 29 juin 1894. Il est élève à l'institution Notre-Dame de Grandchamp, ancien petit séminaire, à Versailles.

Quand la guerre éclate, il est en 3° année de droit à l'institut catholique de Paris.

Affecté à une section de secrétaires d'état-major, il demande à servir dans un régiment d'infanterie. Ce sera le 329°.

En septembre 1915, le 329° quitte les Vosges où il séjournait, pour prendre part à l'offensive de Champagne. Le 29, sa compagnie part à l'attaque de tranchées ennemies devant Tahure; blessé, il continue le combat pendant 2 heures, mais blessé une nouvelle fois, il s'écroule, mort. Son corps n'a pas été retrouvé.

Cité à l'ordre de l'Armée, il est titulaire de la Croix de Guerre avec palme.

 

     

 

 

bouché

Léon Guillaume BOUCHÉ est né à Lézoux (Puy-de-Dôme) le 4 juin 1885.

Il fait de brillantes études de droit, et, en 1911, après avoir obtenu

un doctorat en droit, sciences juridiques, et sciences politiques et économiques,

il devient avocat près la Cour d'Appel de Paris.

Après avoir servi au 420° RI, il intègre le 329° le 29 août 1916, après la dissolution du 420°.

Il est nommé sergent à la 13° compagnie.

Le 26 juillet 1917, le 4° bataillon du 329° est engagé dans le secteur du poteau d'Ailles, sur le Chemin des Dames; à 5h00, les hommes se portent en avant, mais sont immédiatement arrêtés par de violents tirs d'artillerie et ne peuvent déboucher.

Les combats durent toute la journée; Léon Bouché, est mortellement touché par un éclat d'obus.

Son corps a été déposé au cimetière militaire d' Oeuilly  (Aisne) tombe 131.

Léon Bouché a été décoré de la Médaille Militaire à titre posthume le 9 septembre 1920.

Son nom figure sur les monuments aux morts de Lézoux et de Ambert, sur 1 plaque commémorative à la mairie de Ambert

ainsi que sur le monument aux morts du Palais de Justice de Paris .


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cordaryLouis CORDARY est né le 2 mars 1896 à Clichy, département de la Seine. Aujourd'hui dans le département des Hauts-de-Seine, la ville porte le nom de Clichy-la-Garenne.

A la mi-septembre 1915, le régiment arrive dans la Marne, et à compter du 25 il participe à l'offensive sur la butte de Tahure et les bois environnants.

C'est au cours de l'une de ces offensives, le 12 octobre, alors que sa compagnie, la 23°, est mise à disposition du 224° RI, que le soldat Louis Cordary est blessé. Evacué vers l'ambulance 7/11, puis transféré le 13 octobre vers l'hôpital temporaire n° 45 à Vichy (Allier), il y décède de ses blessures le 19 octobre 1915.

Louis Cordary est inhumé au carré militaire du cimetière de Vichy; il repose dans la tombe 46.

Son nom figure sur le monument aux morts de Combs-la-Ville (Seine & Marne), localité où il était domicilié.

 

 

andasse1

 

André Alfred Georges ANDASSE est né le 6 octobre 1886 au Havre.

Sa fiche matricule, établie lors de son conseil de révision en 1906, indique qu'à cette période, il est reporter, mesure 1m69, a les cheveux chatains et le yeux gris.

Il effectue son service militaire au 74° régiment d'infanterie du 8 octobre 1908 au 25 septembre 1910; le 27 mai 1910, il avait épousé, au Havre, Hélène Charlotte Maraine, avec laquelle il aura 3 enfants.

Libéré de ses obligations militaires, il se retire au Havre, avant de partir s'installer en région parisienne (Issy-les-Moulineaux et Billancourt), puis de revenir au Havre en mars 1913.

Il part en campagne avec le 329° RI comme sergent infirmier; le 17 septembre 1914, le régiment livre bataille dans le secteur de Courcy-Brimont (Marne).

André ANDASSE est porté disparu; il a été fait prisonnier; d'abord interné au camp de Quedlinburg, il est au lazaret de Werben en août 1915, puis au camp de Munster II en décembre 1916.

Atteint de méningite cérébro-spinale, il est considéré comme fou; il est rapatrié sanitaire le 20 juillet 1917, et est affecté au 74° régiment d'infanterie le 12 janvier 1918, mais placé en sursis.

Le 14 février 1919, il devient agent de police au Havre.

Il revient en région parisienne en août 1927 (Issy-les-Moulineaux; Paris XIV° et Paris VI°).

Il décède le 25 août 1932 à Paris XIV° (rue Pierre Larousse).

Sources: page généanet de Bruno Bel, site du camp de Quedlinburg; fiche matricule

 

 

Brenneton1

Eugène Victor BRENNETOT est né le 24 juillet 1890 à Trouville Alliquerville (Seine Maritime).

Son père, Adrien François est cordonnier; sa mère, née Clémence Augustine Dumouchel exerça le métier de tisserande avant de s'occuper de sa nombreuse famille; Eugène, l'ainé de la fratrie, aura 6 frères et 1 soeur.

Quand il passe son conseil de révision, en 1910 à Bolbec, il mesure 1,61m, a les cheveux chatains, les yeux marron foncé, il sait lire et écrire, et est domestique de ferme. Il habite à Lintot (Seine Maritime).

Il est appelé au 24° régiment d'infanterie à Bernay (Eure), mais est réformé.

Il est reconnu bon pour le service armé le 1er septembre 1915, et arrive au 129° régiment d'infanterie du Havre le 28.

Il part en renfort au 329° régiment d'infanterie le 22 octobre suivant.

Il est évacué, blessé le 5 mai 1917 par balle au bras droit à Nanteuil-la-Fosse; il est de nouveau évacué pour maladie à 2 reprises, et est blessé une deuxième fois le 24 mai 1918 à Beine (Oise) par balle à la tête.

Il est cité à l'ordre du régiment le 26 octobre 1918, pour son courage et son dévouement lors des journées de la bataille de Noyon en mars.

Il reçoit la Croix de Guerre avec étoile de bronze, puis la Médaille Militaire en mars 1961.

Le 9 février 1920 il épouse, à Lanquetot, Charlotte Julie Adèle Lemarchand; le couple aura 6 enfants.

Libéré de ses obligations militaires, il se retire à Bolbec où il décède le 12 janvier 1963.

Sources : généanet; fiche matricule.

 

 

NN Cormicy CLEMENT Jean (FILEminimizer)

 

Jean Marie CLEMENT est né le 1er novembre 1892 à Chiddes (Nièvre).

Quand il passe devant le conseil de révision, en 1912 à Luzy, ville où il habite avec ses parents et son frère ainé, François, il est cultivateur, mesure 1,65m, sait lire, écrire et compter, a les cheveux chatain foncé, les yeux gris orangé.

Il est appelé le 8 octobre 1913 au 134° régiment d'infanterie à Mâcon, et part en campagne au sein de cette unité, avant de passer, le 30 septembre au 59° régiment territorial d'infanterie de Chalon-sur-Saône, puis de revenir au 134° le 6 novembre suivant.

Le 15 août 1915, il passe au 420° régiment d'infanterie, nouvellement créé; à la dissolution de ce régiment, le 29 août 1916, il passe au 329° régiment d'infanterie.

Le 4 juin 1917, il est nommé caporal à la 14° compagnie; il est cité à l'ordre du régiment le 21 juin 1918 pour son acte de courage, lors de l'assaut de tranchées allemandes effectué sous un violent bombardement.

Jean Clément est titulaire de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Le 22 juillet, le 4° bataillon est au bois de Courton (Marne) où il subit un violent bombardement; Jean Marie Clément est mortellement par un éclat d'obus.

Son corps est identifié par l'adjudant Albert Anquetil et l'aumônier Georges Louis du 329°, et inhumé au cimetière militaire du bois de Nanteuil, avant d'être déposé dans la nécropole de Cormicy Maison Bleue, tombe 4157 (photo).

Une plaque figure au cimetière de Luzy, en mémoire de Jean Clément et de son frère François, décédé le 23 octobre 1919.

Le nom de Jean Clément figure sur le monument aux morts de Chiddes.

Sources : page généanet de Alain Vaillant; fiche matricule; archives nationales.

                                                                                                                                                                                 

 

 

Dahu

 Jean DAHU est né le 5 juillet 1878 à La Verrerie, commune de Bouesse (Indre); son père, Jean, est journalier; sa mère, née Elisabeth Robinet, est domestique.

Il est l'aîné d'une fratrie qui comptera 12 enfants; 2 de ses frères prendront part à la guerre, Alexandre, né en 1891, dans l'infanterie , et Eugène, né en 1896 dans l'artillerie de campagne.

Quand il passe devant le conseil de révision, en 1898 à Argenton-sur-Creuse, il mesure 1,60m, a les cheveux noirs, les yeux marron, il sait lire, écrire et compter, et demeure toujours à Bouesse où il est cultivateur.

Il est appelé au 90° régiment d'infanterie, à Châteauroux, le 14 novembre 1899; il est renvoyé dans ses foyers le 24 septembre 1900, comme aîné d'une fratrie de 8 enfants.

Le 15 octobre 1904, il épouse, à Bouesse, Marguerite Duris, avec laquelle il aura un fils, Alexandre.

Il part en campagne, le 7 août 1914, avec le 65° régiment d'infanterie territoriale de Châteauroux, avant de passer au 329° régiment d'infanterie le 10 juin 1917.

Démobilisé, il se retire à Bouesse où il décède le 11 mai 1962.

Sources : page généanet de Jean Luc Guimbaud; fiche matricule.

 

 

Durand-Viel1

Emile Pierre Paul DURAND-VIEL est né le 23 septembre 1880 à Equemauville (Calvados).

Il effectue de bonnes études; lors de son conseil de révision, en 1900 à Honfleur, il est étudiant à l'institut national agronomique installé à l'époque dans les anciens locaux de l'école supérieure de pharmacie, rue Claude Bernard, dans le V° arrondissement de Paris.

Le 5 novembre 1900, il contracte un engagement de 3 ans au 119° régiment d'infanterie de Lisieux, et demande à bénéficier des dispositions de la loi du 11 juillet 1892 lui permettant d'être renvoyé dans ses foyers au bout d'un an pour poursuivre ses études. Il est nommé caporal le 22 septembre 1901, et obtient le certificat d'aptitude au grade de sous-officier.

Après 2 années à l'institut d'agronomie, il effectue une troisième année d'étude en chimie, et est employé en qualité de chimiste (fabrique de levure) à la distillerie de Corbehem (Pas de Calais), aujourd'hui usine Béghin, avant de prendre la sous-direction de la Compagnie des gaz comprimés.

Il est nommé sergent le 24 mars 1902.

Le 20 novembre 1910, il épouse, à Bréauté (Seine Maritime), Angèle Marie Madeleine Suchetet, avec laquelle il aura 2 fils nés en 1911 (Philippe) et 1913 (Guillaume).

Il part en campagne avec le 329° régiment d'infanterie.

En mars 1915, le régiment est dans la Somme; le 23, le nom du sergent Durand Viel figure sur les étas du Service des Archives Médicales Hospitalières des Armées (SAMHA); il a été blessé en service commandé; transporté à l'hôpital d'Aubigny-en-Artois, il y décède le 11 mai 1915.

Il est cité à l'ordre du régiment, est décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille Militaire à titre posthume.

Son nom figure sur le monument aux morts de Equemauville ainsi que sur le livre d'Or du ministère des pensions de cette ville, et sur le livre d'Or de l'institut national d'agronomie.

Sources : page généanet de Sylvain Claude; fiche matricule; genweb.

 

 

Guéhéneux1

 

François Marie GUEHENEUX est né le 25 juin 1879 à Réquiny (Morbihan).

Son père, Côme est cultivateur, sa mère, née Marie Julienne Lassalle, est cultivatrice et ménagère.

Lorsqu'il passe devant le conseil de révision, en 1899 à Locminé, il est cultivateur à Plumelin, mesure 1,60m, a les cheveux châtains et les yeux bleus; il sait lire, écrire et compter.

Il effectue son service militaire au 20° bataillon de chasseurs à pied à Baccarat (Meurthe et Moselle), et devient caporal le 23 septembre 1900.

Renvoyé dans ses foyers le 21 avril 1901, il devient homme d'équipe à la compagnie du chemin de fer d'Orléans; il est basé à Nantes jusqu'au 3 mai 1907.

Le 8 décembre 1905 il épouse, à Nantes, Marie Joseph Raguet.

Parti en campagne avec le 81° régiment territorial d'infanterie, il passe au 329° RI le 26 juin 1915.

Le 4 janvier 1916, il est évacué du front pour maladie vers l'hôpital de Villers Cotterêts, où il décède le 31 mars suivant.

François Guéhéneux repose dans la nécropole nationale de Villers Cotterêts, tombe 1955; son nom figure sur le livre d'Or des pensions de Sainte-Reine-de-Bretagne (Loire Atlantique).

Source : page généanet de Claude Taconné; fiche matricule; genweb.

 

 

Guiset

Gustave Eugène Romain GUISET est né le 28 février 1877 à Epieds (Loiret).

Son père, Emile Arthur, est laboureur cultivateur; sa mère, née Zoé Eudoxie Désirée Gallier, est cultivatrice.

Il est le troisième enfant d'une fratrie de 11 (7 filles; 4 garçons). Ses 3 frères participeront à la Grande Guerre; 2 seront faits prisonniers, le troisième décèdera peu après l'armistice.

Quand il passe devant le conseil de révision, en 1897 à Meung-sur-Loire, il est charretier à Epieds, mesure 1,55m, a les cheveux noirs et les yeux gris. Il sait lire, écrire et compter.

Il est exempté du fait d'une hernie volumineuse à gauche.

Le 23 novembre 1903 il épouse, à Baccon (Loiret), Thérèse Amélie Lesourd, avec laquelle il aura une fille.

Le 9 décembre 1914, le conseil de révision de Meung-sur-Loire le reconnaît bon pour le service armé; il est appelé au 54° régiment d'infanterie le 17 mars 1915, et part au front le 8 octobre. Après un très court passage par le 228° régiment d'infanterie, il arrive au 329° le 2 décembre 1915, affecté à la 17° compagnie.

Le régiment est alors dans le secteur de Vic-sur-Aisne.

Le 1er juillet 1916, l'offensive de la Somme est lancée; le 329° est engagé le 4 juillet et il subit de suite de lourdes pertes, dont celle de son chef de corps, le lieutenant-colonel Puntous; 51 hommes sont tués, 147 sont blessés, 118 sont portés disparus.

Le 6 juillet, le régiment, en liaison avec les autres régiments de la brigade (224° et 228° RI), tente de prendre le village d'Estrées sous un bombardement de plus en plus intense. Les pertes du jour sont encore importantes; 9 hommes tués, 23 blessés, 8 disparus dont Gustave Griset.

Il est déclaré "Mort pour la France"; son décès est fixé au 6 juillet 1916 par jugement déclaratif rendu par le tribunal d'Orléans le 26 juillet 1921.

La Croix de Guerre et la Médaille Militaire lui sont décernées en 1924 (JO du 15 juin 1924).

Le nom de Gustave Griset est présent sur le monument aux morts de Baccon (Loiret).

Sources : page généanet de Eric Guiset; genweb; fiche matricule.

 

 

 

Lagneau

 

Georges Félix LAGNEAU est né le 19 novembre 1895 à Paris 7° arrondissement.

Son père, Philippe François, est employé de commerce; sa mère, née Pauline Marie Thérèse Lemaire, est couturière.

Quand il passe devant le conseil de révision du 2° bureau de la Seine, il est clerc d'avoué, mesure 1,68m, a les cheveux châtains.

Appelé le 20 décembre 1914, la classe 1915 étant appelée prématurément, il ne part au front qu'un an plus tard, le 19 décembre 1915 avec le grade de caporal fourrier, avant de passer sergent à la 17° compagnie.

Le 13 juillet 1916, alors que le régiment est engagé dans l'offensive de la Somme depuis le 4 juillet, le PC du lieutenant colonel commandant le 329° est la cible d'un violent bombardement; agent de liaison entre sa compagnie et le bataillon, le sergent Lagneau, porteur d'un ordre à remettre dans cette zone, est l'une des 5 victimes ensevelies dans l'éboulement du PC à midi.

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Il est cité à l'ordre de la division, et la Médaille Militaire lui est décernée.

Son nom figure sur le monument commémoratif du 329° RI à Estrées-Deniécourt (Somme), et sur le carrousel de plaques dans le hall de la mairie du 7° arrondissement de Paris.

Sources : page généanet de Odile Bonelli; genweb; archives nationales.

 

 

 

 

Lair

Charles Joseph LAIR est né le 22 juillet 1887 au hameau du Moulin, à Octeville-sur-Mer.

Il passe devant le conseil de révision, à Montivilliers, en 1907; il mesure 1,54m, a les cheveux châtains foncés, les yeux noirs, sait lire, écrire et compter.

Il est appelé au 36° régiment d'infanterie, à Caen, le 7 octobre 1908, jusqu'au 27 septembre 1910.

Le 30 août 1913, il épouse, à Montivilliers, Juliette Henriette Perdriel avec laquelle il aura 1 fils.

Rappelé à l'activité le 4 août 1914, il part en campagne avec le 329° RI le 10 août. Il participe aux engagements du régiment dans le Nord, lors de la bataille de Guise fin août, sur la Marne, puis à Berry-au-Bac en septembre, en Artois et en Champagne en 1915, avant de passer au 224° RI le 20 avril 1916; il est blessé et évacué le 20 mai 1918 pour une blessure à la tête; il rejoint le 224° le 2 juillet 1918.

Il est cité à l'ordre du régiment, décoré de la Croix de Guerre.

Il se retire à Octeville avant de venir s'installer à Bléville où il décède le 17 mai 1970.

Sources : page généanet de François-Régis Hamel; fiche matricule.

 

 

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Georges Gaston LEBAILLIF est né le 27 mai 1883 à Sainte Marie au Bosc (Seine Maritime).

Son père, Isidore Sénateur, est cultivateur; sa mère, née Maria Célestine Grenier, s'occupe des ses 14 enfants; Georges est le huitième de la fratrie.

Il passe devant le conseil de révision en 1903 à Criquetot l'Esneval; il est alors valet de chambre, mesure 1,69m, a les cheveux châtains clairs et les yeux gris. Il sait lire, écrire et compter; il réside au Havre.

Dispensé dans un premier temps, ayant un frère au service, il est appelé au 160° régiment d'infanterie en garnison à Toul (Meurthe et Moselle) le 14 novembre 1904; il est envoyé en disponibilité le 23 septembre 1905, et se retire à Sainte Marie au Bosc.

Le 15 septembre 1909, il épouse, au Havre où il réside de nouveau, Laetitia Blanche Désirée Adolphe, avec laquelle il aura 4 enfants.

Parti pour le front le 29 août 1914, il est fait prisonnier pendant la retraite mais parvient à s'évader et à rejoindre son unité. Il est cité pour sa bravoure et sa conduite exemplaire lors de combats en octobre 1915.

Il arrive au 329° RI le 30 juin 1916, quelques jours avant l'engagement du régiment dans l'offensive de la Somme.

Il est de nouveau cité à l'ordre du régiment le 12 avril 1918, après avoir établi une liaison téléphonique sous un bombardement intense.

Georges Lebaillif est décoré de la Croix de Guerre avec 2 étoiles de bronze, et de la médaille des évadés.

Dégagé des obligations militaires, il revient s'installer dans la région havraise, devient cafetier épicier, et il décède au Havre le 16 août 1962.

Sources : page généanet de Irène Viette; fiche matricule

 

 

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22 février 2018

Jean Charles Henri HUGO

hugo

Jean Charles Henri Hugo est né le 10 juin 1882 à Bruyères (Vosges).

Son père, Charles Léon est professeur; sa mère, née Marie Clarisse Babel est sans profession.

Il effectue de bonnes études, et obtient son baccalauréat en lettres et mathématiques.

La famille habite à Beaune (Côte d'Or), mais c'est à la mairie de Dijon qu'il souscrit, avec le consentement de son père, un engagement de 3 ans, le 26 octobre 1901, pour l'école spéciale militaire de Saint-Cyr où il entre le 29 septembre, promotion du centenaire de la Légion d'Honneur.

Sa fiche signalétique de l'école le dépeint comme vigoureux, d'une taille de 1m65, cheveux châtains, yeux bruns, intelligent, ayant reçu une très bonne éducation.

Il sort de l'école le 1er octobre 1903; il est sous-lieutenant, affecté au 42° régiment d'infanterie. Il est nommé lieutenant le 1er octobre 1905, chef de section à la 4° compagnie.

 

Le 31 mai 1909 il épouse, à Pont-sur-Seine (Aube), Antoinette Edmée Louise Gontier, fille d'un médecin de la ville, avec laquelle il aura 2 enfants.

Il quitte le 42° régiment d'infanterie pour le 27° le 24 septembre 1911, est nommé capitaine le 21 septembre 1914. Il est blessé le 10 octobre et est évacué. Cette blessure nécessitera plusieurs séjours en unités sanitaires, suivis de convalescences entre le 13 octobre 1914 et le 28 janvier 1916.

Le 15 août 1915, il arrive au 420° régiment d'infanterie, unité nouvellement créée, où il prend le commandement de la 5° compagnie.

Le 420° est dissout le 28 août 1916; il passe au 329° régiment d'infanterie et prend le commandement de la 13° compagnie. Il est nommé capitaine adjudant major au 5° bataillon le 1er novembre suivant, puis chef de bataillon commandant le 6° bataillon le 23 mai 1917.

Le 15 juillet 1917, le régiment est au Chemin des Dames, dans le secteur de Ailles.

Le 6° bataillon doit attaquer la tranchée de Franconie et le poteau d'Ailles; c'est en sortant de son PC de la tranchée de Berne, au sud-ouest d'Ailles, à 16h30, que le commandant Hugo est tué par un éclat d'obus; son corps ne sera retrouvé qu'à 17h30 dans un boyau.

Il est inhumé au cimetière d'Oeuilly, tombe 527; son nom figure sur le registre d'état civil de septembre 1917.

Le commandant Hugo a été cité à 2 reprises, et était chevalier de la Légion d'Honneur.

 

 

 

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Charles Ernest ROGER

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Charles Ernest ROGER est né le 12 juin 1870 à Fontainebleau, dans la demeure de sa grand-mère maternelle.

Son père, Anatole, est percepteur des contributions directes; sa mère, née Marie Elise Galland, est sans profession.

Il a un frère, Paul Marie Edouard, médecin major de 2° classe à l'entrée en guerre, qui servira dans différents hôpitaux durant la campagne.

Il effectue ses études au lycée Henri Moissan à Meaux, ville où réside toute la famille.

Le 25 octobre 1889, Charles Roger souscrit un engagement de 5 ans à la mairie de Meaux pour l'école spéciale militaire de Saint-Cyr où il arrive le 28 octobre, promotion du Dahomey.

Sa fiche signalétique le dépeint comme grand, 1m80; il a les cheveux châtains, les yeux gris et le visage ovale; il monte très bien à cheval.

Il sort de l'école le 1er octobre 1891, et est nommé sous-lieutenant au 37° régiment d'infanterie, puis lieutenant le 1er octobre 1893.

Le 1er novembre, il passe au 1er régiment de zouaves et, le 7 décembre, il arrive en Algérie où il restera 6 ans.

Nommé au 106° régiment d'infanterie le 15 décembre 1899, il y arrive le 4 janvier 1900.

Le 22 octobre 1900, il épouse, à la mairie du 9° arrondissement de Paris (mairie de l'Opéra), Marie Laure Béchet, fille d'un associé de la banque Neuflize. Le couple aura 2 enfants.

Il est nommé capitaine au 24°régiment d'infanterie le 13 juillet 1902; il prend le commandement de la 9° compagnie et reçoit des notes élogieuses de sa hiérarchie.

Il devient chevalier de la Légion d'Honneur le 10 juillet 1909.

Il est détaché dans une section historique du 4 novembre 1912 au 15 avril 1913; à son retour, il donne des conférences aux officiers et sous-officiers du régiment sur les services de renseignements, qu'il connait particulièrement bien.

A l'entrée en guerre, il commande la 23° compagnie du 224° régiment d'infanterie à Bernay (Eure); il est légèrement blessé d'une balle à la main le 15 septembre 1914 lors des combats de La Neuville.

Il est promu chef de bataillon le 22 septembre, et rejoint le 329° le 23; il prend le commandement du 6° bataillon.

Il est tué le même jour lors de l'attaque de la ferme du Choléra depuis Berry-au-Bac. Son lieu de sépulture est inconnu.

Charles Roger est cité à l'ordre de la 53° division.

Son nom figure sur la plaque commémorative située dans le hall du lycée Henri Moissan à Meaux.

 

 

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19 février 2018

Maurice Elie Adolphe GARCEAU

 

Garceau

Maurice Garceau naît à Fontainebleau le 20 avril 1861.

Son père, Elie Adolphe, est ingénieur des Ponts et Chaussées, sa mère, née Marie Elisabeth Dugues-Delzescauts, est sans profession.

Il effectue ses études d'abord à Melun, puis à Vesoul, avant d'entrer à l'institution Sainte Geneviève (Ginette) à Versailles

Il y est élève de 1878 à 1882, année où il est reçu à l'entrée à l'école spéciale militaire de Saint Cyr, promotion Pavillons Noirs.

Il en sort le 24 septembre 1884 avec le grade de sous-lieutenant, affecté au 78° régiment d'infanterie à Limoges.

Le 29 février 1888, il est nommé lieutenant au 73° régiment d'infanterie, puis, le 11 juillet 1895, il est nommé capitaine au 110° régiment d'infanterie.

Il quitte l'armée le 29 février 1908, est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 11 juillet, se marie le 10 août 1909, et devient architecte naval à Boulogne-sur-mer.

A la mobilisation générale, il rejoint le 110° régiment d'infanterie; il prend le commandement de la 5°compagnie, et le 30 septembre, il est nommé chef de bataillon.

En février 1915, le régiment est dans le secteur Mesnil-les-Hurlus / Massiges. Le 16, une attaque est prononcée contre les positions allemandes des tranchées blanches; le régiment s'empare de 800m de tranchées, mais subit plusieurs contre attaques le lendemain qui l'obligent à céder un peu de terrain. C'est au cours de l'une de ces attaques que Maurice Garceau est blessé par un éclat d'obus.

Guéri, il demande à retrouver le front, et arrive au 420° régiment d'infanterie le 20 janvier 1916. Il prend le commandement du 3° bataillon.

A la dissolution du 420°, le 29 août 1916, il intègre, avec son bataillon, le 329° RI qui vient de s'illustrer lors de l'offensive de la Somme, perdant beaucoup d'hommes. Il est nommé à la tête du 4° bataillon du 329°.

Il est cité à l'ordre de la division en mars 1917 et sera promu officier de la Légion d'Honneur le 1er avril 1917.

Le 25 mars 1917, le régiment reçoit l'ordre d'attaquer Neuville-sur-Margival (Aisne). La bataille fait rage toute la journée, et à 16h00, Maurice Garceau est mortellement frappé par un éclat d'obus à la tête.

 

GARCEAU 2

 

 

Son corps, d'abord inhumé au cimetière de Bucy-le-Long, sera transféré dans la nécropole de Bois Roger à Amblemy, carré G tombe 26.

 

 

 

Son nom figure sur le livre d'Or de l'institution Sainte Geneviève de Versailles, et sur le monument aux morts de Saint-Martin-Boulogne (Pas-de-Calais).

L'institution Sainte Geneviève a publié une lettre testament que Maurice Garceau a adressée à son épouse :

Garceau 1a

 

 

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05 février 2018

Victor Alphonse BAUMANN

 

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Il naît le 27 août 1868 à Wissembourg (Haut Rhin), alors en territoire allemand.

 

Son père, Alphonse Victor, est artiste peintre, professeur en beaux arts au lycée de Belfort de 1873 à 1890, après avoir été chef mécanicien dans une compagnie ferroviaire en Espagne. Sa mère, née Augustine Victorine Riff, est sans profession.

C'est d'ailleurs en Espagne, à l'ambassade de France à Madrid, qu'il demandera, le 1er octobre 1872, et pour l'ensemble de sa famille, la nationalité française.

 

 

 

 2 oeuvres de Alphonse Victor Baumann : paysage d'Alsace et jeune fille à la ferme.

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Alphonse Victor Baumann 21

 

 

 

 

 

 

 

                  

Victor Alphonse étudie les arts, mais se dirige finalement vers une carrière militaire.

Il mesure 1,71m, a les cheveux noirs et les yeux gris; il parle l'Allemand et un peu l'Espagnol, il monte à cheval.

Le 30 octobre 1888, il contracte un engagement de 5 ans, à la mairie de Belfort où il demeure avec ses parents, pour le 26° régiment d'infanterie à Nancy. Il renouvelle son engagement, toujours pour 5 ans, le 30 octobre 1891.

Le 2 mai 1894, il quitte le 26° RI pour le 54° RI à Compiègne, avec le grade de sergent.

Il entre à l'école militaire d'infanterie de Saint Maixent le 4 avril 1895, promotion Tananarive, et en sort, le 1er avril 1896, avec le grade de sous-lieutenant; il est nommé au 10° bataillon de chasseurs à pied à Saint-Dié (Vosges), où il est promu lieutenant le 1er avril 1898.

Il passe au 2° régiment étranger le 5 septembre 1900, et rejoint l'Algérie le 22 septembre, avant de gagner le Tonkin le 1° juin 1902. Il est alors adjoint au lieutenant-colonel.

Passé au 1° régiment étranger le 1° juillet 1903, il est nommé capitaine le 24 décembre 1907, puis capitaine adjudant-major.

Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 10 juillet 1907.

Il arrive au 129° régiment d'infanterie le 25 décembre 1908, et il confirme très vite les excellentes notes qu'il a reçues de ses précédents chefs.

Il épouse, le 21 juillet 1913 à Caen, Marie Augustine Célestine Constance Maufras avec laquelle il aura une fille, Elisabeth Marie Victorine, née le 1er mai 1915.

Il part en campagne, le 2 août 1914, au sein du 329° régiment d'infanterie; il commande la 21° compagnie.

Le capitaine Baumann est blessé lors des combats de Berry-au-Bac et du Choléra en septembre; le 28 septembre, il est nommé adjoint au chef de corps, et prend le commandement de la CHR.

Il est promu chef de bataillon le 17 mai 1915, et prend le commandement du 5° bataillon.

Le 26 septembre 1915, le régiment participe à l'attaque de la butte de Tahure; au soir, et alors que le 6° bataillon est à moins de 200 mètres des tranchées allemandes, le 5° bataillon est en 2° ligne, de part et d'autre de la route Tahure / Souain, en compagnie d'une grande partie de l'état major du régiment.

Le lendemain, à 7h00, le bataillon subit un violent bombardement qui provoque la mort du lieutenant-colonel Ricour commandant le régiment, du capitaine-major, du sous-lieutenant porte drapeau, du capitaine commandant la compagnie de mitrailleuses et de Victor Baumann.

Victor Baumann est cité à 2 reprises, dont 1 à l'ordre de l'Armée.

Son corps repose au cimetière communal de Brasse à Belfort, et son nom figure sur le monument aux morts de la ville.

 

 

 

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