Le nombre "officiel" de Morts pour la France ayant appartenu au 329° régiment d'infanterie s'élève à 2097.

1989 ont été identifiés.

Même si le régiment a été peu engagé jusqu'à la fin de la bataille de la Marne en septembre 1914, il subit ses premières pertes dès le 19 août, puis lors de la bataille de Guise.

Le 4° Groupement de Divisions de Réserve, auquel appartient le 329°, poursuit les Allemands jusqu'aux bords de l'Aisne où il arrive le 13 septembre 1914; il livre bataille dès le lendemain dans le secteur de Berry-au-Bac et Sapigneul. En 2 jours, les 14 et 15 septembre, 60 hommes sont tués, 450 sont blessés plus ou moins gravement, 150 sont portés disparus. Ce sont les premières pertes importantes du régiment.

Du 18 août au 31 décembre 1914, 290 hommes seront tués (15% du total).

L'année 1915 sera la plus cruelle pour le régiment qui enregistre 739 morts (37% du total).

Sur les 290 morts de 1914, 248 (85,5%) étaient natifs de Seine Inférieure, dont 67 havrais (23% du total).

Cette tendance se vérifie encore en 1917, mais à un degré moindre; sur les 739 morts, 463 étaient natifs de Seine Inférieure (62,5%), dont 90 havrais (19,5% du total).

Le recomplètement des unités par des hommes venus de tout le territoire, et non plus de la seule région où ces unités étaient implantées, explique la décroissance du nombre de natifs du département pour les années suivantes : 43,5% en 1916, 19% en 1917 et 1918, et le même phénomène pour les havrais (7,2% du total en 1916, 4,6% en 1917 et 5,3% en 1918).

Les morts les plus âgés avaient 56 ans (2 commandants nés en 1861, morts en 1917); le plus âgé parmi les soldats avait 46 ans.

La classe d'âge la plus éprouvée est la classe 1916 avec 162 morts dont 10 natifs de Seine Inférieure; 109 (67%) sont morts en 1917, essentiellement au Chemin des Dames. La classe 1904 compte 155 morts dont 113 natifs de Seine Inférieure, suivie de la classe 1905, 142 (dont 112 de Seine Inférieure, proportion la plus importante), de la classe 1907, 139 (dont 93 de Seine Inférieure) et de la classe 1906, 124 (dont 96 de Seine Inférieure). Pour ces 4 classes d'âge, ce sont les deux premières années de guerre qui furent les plus meurtrières.

Si les hommes du 329° étaient principalement issus du monde rural (agriculteurs; cultivateurs; journaliers et domestiques agricoles; commis de culture; vignerons; etc...), on trouve en assez grande quantité des hommes travaillant dans le bâtiment (couvreurs; charpentiers; maçons; peintres en bâtiments; plombiers; terrassiers; tailleurs de pierres), des bouchers, boulangers, charcutiers, pâtissiers, cuisiniers, épiciers, garçons de café, d'hôtel, des instituteurs, des charretiers, des chaudronniers, des coiffeurs, des cochers, mais aussi un clerc de notaire, quelques marins, mineurs, voiliers, 6 bergers, 3 chapeliers, 1 chocolatier, 1 courtier en chevaux, 1 ecclésiastique, une trentaine d'étudiants; 3 gardes de moulin; 1 interprête, 1 joaillier, 1 pédicure, 1 peintre en voitures; 1 perruquier, 1 sténographe, 3 tailleurs d'habits, 1 voyageur de commerce.

Le niveau d'instruction de ces hommes se situe dans une bonne moyenne (3).