Ce 10 novembre 1918, la 9° DI, à laquelle est rattaché le 329°, est dans les Ardennes.

Le 329° est placé à gauche de la division.

Dans la nuit du 9 au 10 novembre, le régiment s'est emparé de plusieurs positions; il poursuit sa progression dès les premières heures du 10, s'emparant successivement du petit hameau de Charroué (5° bataillon, bataillon Ronfort) et de Tournes (6° bataillon, bataillon Couturier).

Vers 7h30, le 5° bataillon, qui essuie de nombreux feux de mitrailleuses, doit stopper sa progression; de son côté, le 6°bataillon signale de nombreuses mitrailleuses dans les bois situés au nord-est de Charroué.

La progression reprend suivant un axe Charroué, Houldizy, Chateau Regnault.

Elle est néanmoins ralentie par des tirs d'infanterie, de mitrailleuses et d'artillerie.

A 15h30, les 2 bataillons atteignent Houldizy; les combats ont fait 2 blessés, dont un grave, au 5° bataillon.

Les soldats Le Moal Demêtre Marie et Rannou Pierre Marie, 2 bretons de la classe 1917, sont les 2 derniers tués au combat du régiment.

Le 11 novembre, un 3° breton, également de la classe 1917, Quelen Jean, décèdera de ses blessures à l'hôpital d'évacuation B52 à Reims.

Dans la soirée, le lieutenant-colonel Boulet-Desbarreau,  qui a demandé que le 329° soit relevé, reçoit le message suivant : "quels que soient les bruits qui courent, il est bien entendu que les hostilités ne doivent pas s'arrêter sans un ordre formel du commandement supérieur, et qu'elles doivent continuer avec la même vigueur, même si l'ennemi, pour vous tromper, fait répandre des bruits d'armistice".

note Gamelin

 

Le général Gamelin, qui commande la 9° division d'infanterie, adresse une réponse au chef de corps qui avait demandé à être relevé (cf ci-contre).

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ordre général du 11 novembre précise que la division poursuivra son offensive afin de se porter le plus rapidement possible sur la Meuse, d'en préparer les passages pour un franchissement ultérieur.

Ordre est donné aux 5° et 6° bataillons de se porter en avant à 6h30.

A 8h40, le 6° bataillon occupe Chateau Regnault; les Allemands occupent la rive opposée de la Meuse.

A la même heure, le colonel commandant l'infanterie divisionnaire donne connaissance du message qu'il vient de recevoir :" arrêtez tout mouvement; accusez réception".

Le 6° bataillon est à Chateau Regnault, le 5° est sur la route de Monthermé, à environ 5,4 km de cette localité, le 4°, placé en reserve, est au sud de Chateau Regnault.

A 11h00, le général Gamelin relaye le message de Foch annonçant l'armistice.