Il est né le 22 septembre 1873 à Rambluzin (Meuse) chez sa grand-mère maternelle, où se trouvaient ses parents, qui habitent habituellement Bar-le-Duc où son père est instituteur.

Il obtient le baccalauréat ès lettres complet, le baccalauréat ès sciences 1ère partie.

A l’âge de 20 ans, alors étudiant, il contracte un engagement de 4 ans à la mairie de Verdun pour le 132ème RI en garnison à Reims, où il arrive le 24 novembre 1893.

Il devient successivement caporal, sergent, sergent-fourrier, sergent-major,  après avoir signé un nouvel engagement le 1er février 1897.

Il entre à l’école militaire d’infanterie de Saint-Maixent le 12 avril 1899 (promotion du Transvall) ; il en sort le 12 avril 1900, avec des appréciations élogieuses de sa hiérarchie, et est nommé sous-lieutenant au 26ème RI à Nancy.

Il est nommé lieutenant le 1er avril 1902, adjoint au trésorier le 20 juin.

Le 2 avril, il épouse, à Gerbéviller (M&M), Marie Augustine Gille.

Promu capitaine-trésorier le 9 octobre 1913, capitaine de réserve le 2 mai 1915.

Quand le 420ème RI est créé le 15 août 1915, le capitaine Ronfort le rejoint et prend le commandement de la 6ème compagnie.

Quand le 420ème est dissout le 28 août 1916, le capitaine Ronfort passe au 329ème RI ; il prend le commandement de la 14ème compagnie.

Il est nommé capitaine adjudant-major au 6ème bataillon le 14 septembre 1916.

Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 1er janvier 1917.

Il se distingue en mars 1917, dans le secteur du Chemin des Dames, effectuant plusieurs reconnaissances qui ont permis de recueillir de précieux renseignements. Il est cité à l’ordre de la division.

Il se fait de nouveau remarquer lors de la bataille de Noyon en mars 1918, et reçoit une deuxième citation.

Il est promu chef de bataillon d’active le 1er mai 1918.

Il est blessé le 22 juillet dans la Marne, par un éclat d’obus qui lui entaille la main gauche. Il est évacué, et reprend sa place le 24 août.

Il est cité pour la troisième fois, à l’ordre du corps d’armée, pour son action lors de l’attaque des Venteaux (Marne) les 30 septembre, 1er et 2 octobre 1918.

A la dissolution du 329ème le 18 janvier 1919, et alors qu’il était devenu adjoint au lieutenant-colonel commandant le régiment, il est affecté au 113ème RI.

Il fera partie des troupes d’occupation en Rhénanie et dans la Ruhr entre 1919 et 1923, puis sera nommé commissaire du gouvernement près le conseil de guerre de Constantine (Algérie), deviendra officier de justice militaire, siègera aux tribunaux militaires de Metz puis Nancy, ville où il décède le 23 février 1960.

Il avait été nommé Officier de la Légion d’Honneur le 30 janvier 1924 ; il est décoré de la Croix de Guerre avec 3 étoiles (vermeil ; argent ; bronze).