Henri Léon BELLENGER.

 

 

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Henri Léon Bellenger est né au Havre le 8 mars 1895 à 03h30.

Sa mère, Clémence Charlotte Lorin, journalière, est âgée de 19 ans et demeure au Havre.

Son père, Elisée Eugène Bellenger, le reconnaîtra lors de son mariage avec Clémence Lorin le 8 février 1901 au Havre.

Le 13 juin 1914, il épouse, à Sanvic (Seine Maritime), Berthe Marie Decaens ; le couple aura 2 enfants, René Henri (1915-1992) et Gilberte Henriette (1916-2002).

 

Lorsqu’il passe devant le conseil de révision, en 1915, il demeure à Sanvic ; il est brun, a les yeux marron, mesure 1m69, sait lire, écrire et compter, exerce la profession de charpentier en fer.

Suite au décret de mobilisation générale du 1er août 1914, les classes sont mobilisées prématurément ; Henri Bellenger est donc incorporé le 13 décembre 1914 au 129ème régiment d’infanterie du Havre.

Après une période d’instruction, il est affecté au 329ème régiment d’infanterie, régiment de réserve du 129ème, au printemps 1915.

Il participe alors, en qualité de mitrailleur au 5ème bataillon, à tous les engagements du 329ème RI : Artois, Butte de Tahure en Champagne en 1915, offensive de la Somme en 1916, chemin des Dames au printemps 1917.

Le 13 mai 1917, il est cité à l’ordre de la brigade pour son énergie et son courage, « toujours prêt à remplir les missions les plus périlleuses » précise la citation.

Il est décoré de la Croix de Guerre.

Le 24 juillet 1917, le 5ème bataillon vient à Paissy (Aisne) en réserve de division.

Le 25 juillet, à partir de 18h25, l’artillerie allemande bombarde violemment nos lignes et l’infanterie se porte à l’attaque ; nos troupes sont bouleversées mais résistent.

Le 26 juillet, des contre-attaques sont lancées, y compris par les unités en réserve, à partir de 4h00 du matin. L’avance est vite stoppée par des tirs de barrage et des feux nourris de mitrailleuses ennemies.

A 6h00, un obus tombe près de la position tenue par la 5ème compagnie de mitrailleuses ; Henri Bellenger est mortellement atteint par un éclat.

Les combats font rage toute la journée ; le régiment compte, pour cette seule journée du 26 juillet, 22 tués, 58 blessés et 2 disparus.

Henri Léon Bellenger est décoré de la Médaille Militaire, à titre posthume, par arrêté du 9 septembre 1920.

Son corps repose dans la nécropole nationale d’Oeuilly (Aisne).

(merci à Nicolas Bellenger, son arrière petit-fils, pour les renseignements et documents fournis).