Jean-Baptiste Eugène Hochart est né à Bordeaux le 9 mars 1870.

Son père, Francis Benjamin Félix Lionel, âgé de 34 ans, est capitaine au long court; sa mère, née Madeleine Eugénie Le Port, est âgée de 20 ans.

Le 17 novembre 1890, il s'engage pour 3 ans, à la mairie de Bordeaux, pour le 144° régiment d'infanterie à Blaye (Gironde), où il arrive le 17 novembre.

Nommé successivement caporal puis sergent, il contracte un nouvel engagement le 14 novembre 1893, toujours au 144° régiment d'infanterie.

Il est nommé sergent fourrier le 8 mars 1894.

Il est admis élève officier le 21 mars 1895, et intègre l'école militaire d'infanterie de Saint Maixent le 4 avril 1895.

Il sort de l'école le 4 avril 1896, promu sous-lieutenant au 23° bataillon de chasseurs à pied en garnison à Grasse (Alpes Maritimes). Il est promu lieutenant le 1° avril 1898, puis capitaine le 24 décembre 1910.

Le 23 septembre 1901 il épouse, à Laon (Aisne), Hélène Marguerite Bernier; il est alors lieutenant au 23° bataillon de chasseurs à pied. Le couple aura 2 enfants.

A l'entrée en guerre, il commande la 8° compagnie du 55° bataillon de chasseurs à pied. Il est blessé à la main le 31 octobre 1914, et est nommé à l'ordre du bataillon pour sa bravoure et son énergie, est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 26 mars 1915.

Il est nommé capitaine adjudant major le 15 mars 1916.

Il est affecté au 329° régiment d'infanterie le 5 avril 1916, est promu chef de bataillon à titre temporaire le 15 avril, commandant le 6° bataillon. D'emblée il est remarqué par son chef de corps qui le dit brave et doté d'un grand sang froid qui inspire confiance à ses subordonnés. Le 30 décembre, il est proposé pour être nommé à titre définitif.

Le 18 mai 1917, il est muté au dépôt, avant d'entrer à l'hôpital le 27 juin (raisons inconnues).

Il passe au 92° régiment d'infanterie le 19 janvier 1918; il prend le commandement du 1° bataillon.

Le 20 mars, le régiment est à Bezonvaux (Meuse) où il subit une très violente attaque de fantassins ennemis précédée d'un bombardement intensif. Les Allemands progressaient rapidement vers les lignes françaises, y pénétraient, enlevaient de nombreux hommes. Parmi eux, le chef de bataillon Hochart qui réussit à brûler tous ses papiers avant d'être capturé. Le lieutenant-colonel parle de fournaise pour décrire la situation, et rapporte les propos du commandant Hochart: "je crains que mes hommes, exténués, ne puissent fournir de résistance si on nous attaque"!

Les pertes sont importantes : 6 officiers portés disparus, dont le commandant Hochart, 6 hommes tués, 2 officiers morts gisant dans un ravin, 45 blessés, 171 disparus, certains morts, d'autres capturés.

Le commandant Hochart est de nouveau cité, à l'ordre de la division; il est décoré de la Croix de Guerre.

 

Karlsruhe

Jean Baptiste Hochart est interné au camp de Karlsruhe situé dans le Bade-Wurtemberg, près de la frontière française actuelle, auparavant près de l'Alsace annexée.

Il est rapatrié le 22 novembre 1918, et poursuit sa carrière dans l'infanterie.