Garceau  

Maurice Garceau naît à Fontainebleau le 20 avril 1861.

Son père, Elie Adolphe, est ingénieur des Ponts et Chaussées, sa mère, née Marie Elisabeth Dugues-Delzescauts, est sans profession.

Son grand-père paternel, Elie Marie (1790-1862), s'engage en 1813 au 1er régiment des Gardes d'Honneur et participe à de nombreux combats entre 1813 et 1814; il publiera ses souvenirs sous le titre " Episodes et Incidents pendant mes campagnes de 1813 et 1814, dans le 1er régiment des Gardes d'Honneur sous Napoléon 1er, empereur des Français".

Il effectue ses études d'abord à Melun, puis à Vesoul, avant d'entrer à l'institution Sainte Geneviève (Ginette) à Versailles

Il y est élève de 1878 à 1882, année où il est reçu à l'entrée à l'école spéciale militaire de Saint Cyr, promotion Pavillons Noirs.

Il en sort le 24 septembre 1884 avec le grade de sous-lieutenant, affecté au 78° régiment d'infanterie à Limoges.

Le 29 février 1888, il est nommé lieutenant au 73° régiment d'infanterie, puis, le 11 juillet 1895, il est nommé capitaine au 110° régiment d'infanterie.

Il quitte l'armée le 29 février 1908, est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 11 juillet, se marie le 10 août 1909, et devient architecte naval à Boulogne-sur-mer.

A la mobilisation générale, il rejoint le 110° régiment d'infanterie; il prend le commandement de la 5°compagnie, et le 30 septembre, il est nommé chef de bataillon.

En février 1915, le régiment est dans le secteur Mesnil-les-Hurlus / Massiges. Le 16, une attaque est prononcée contre les positions allemandes des tranchées blanches; le régiment s'empare de 800m de tranchées, mais subit plusieurs contre attaques le lendemain qui l'obligent à céder un peu de terrain. C'est au cours de l'une de ces attaques que Maurice Garceau est blessé par un éclat d'obus.

Guéri, il demande à retrouver le front, et arrive au 420° régiment d'infanterie le 20 janvier 1916. Il prend le commandement du 3° bataillon.

A la dissolution du 420°, le 29 août 1916, il intègre, avec son bataillon, le 329° RI qui vient de s'illustrer lors de l'offensive de la Somme, perdant beaucoup d'hommes. Il est nommé à la tête du 4° bataillon du 329°.

Il est cité à l'ordre de la division en mars 1917 et sera promu officier de la Légion d'Honneur le 1er avril 1917.

Le 25 mars 1917, le régiment reçoit l'ordre d'attaquer Neuville-sur-Margival (Aisne). La bataille fait rage toute la journée, et à 16h00, Maurice Garceau est mortellement frappé par un éclat d'obus à la tête.

 

GARCEAU 2

 

 

Son corps, d'abord inhumé au cimetière de Bucy-le-Long, sera transféré dans la nécropole de Bois Roger à Amblemy, carré G tombe 26.

 

 

 

Son nom figure sur le livre d'Or de l'institution Sainte Geneviève de Versailles, et sur le monument aux morts de Saint-Martin-Boulogne (Pas-de-Calais).

L'institution Sainte Geneviève a publié une lettre testament que Maurice Garceau a adressée à son épouse :

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