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Charles Ernest ROGER est né le 12 juin 1870 à Fontainebleau, dans la demeure de sa grand-mère maternelle.

Son père, Anatole, est percepteur des contributions directes; sa mère, née Marie Elise Galland, est sans profession.

Il a un frère, Paul Marie Edouard, médecin major de 2° classe à l'entrée en guerre, qui servira dans différents hôpitaux durant la campagne.

Il effectue ses études au lycée Henri Moissan à Meaux, ville où réside toute la famille.

Le 25 octobre 1889, Charles Roger souscrit un engagement de 5 ans à la mairie de Meaux pour l'école spéciale militaire de Saint-Cyr où il arrive le 28 octobre, promotion du Dahomey.

Sa fiche signalétique le dépeint comme grand, 1m80; il a les cheveux châtains, les yeux gris et le visage ovale; il monte très bien à cheval.

Il sort de l'école le 1er octobre 1891, et est nommé sous-lieutenant au 37° régiment d'infanterie, puis lieutenant le 1er octobre 1893.

Le 1er novembre, il passe au 1er régiment de zouaves et, le 7 décembre, il arrive en Algérie où il restera 6 ans.

Nommé au 106° régiment d'infanterie le 15 décembre 1899, il y arrive le 4 janvier 1900.

Le 22 octobre 1900, il épouse, à la mairie du 9° arrondissement de Paris (mairie de l'Opéra), Marie Laure Béchet, fille d'un associé de la banque Neuflize. Le couple aura 2 enfants.

Il est nommé capitaine au 24°régiment d'infanterie le 13 juillet 1902; il prend le commandement de la 9° compagnie et reçoit des notes élogieuses de sa hiérarchie.

Il devient chevalier de la Légion d'Honneur le 10 juillet 1909.

Il est détaché dans une section historique du 4 novembre 1912 au 15 avril 1913; à son retour, il donne des conférences aux officiers et sous-officiers du régiment sur les services de renseignements, qu'il connait particulièrement bien.

A l'entrée en guerre, il commande la 23° compagnie du 224° régiment d'infanterie à Bernay (Eure); il est légèrement blessé d'une balle à la main le 15 septembre 1914 lors des combats de La Neuville.

Il est promu chef de bataillon le 22 septembre, et rejoint le 329° le 23; il prend le commandement du 6° bataillon.

Il est tué le même jour lors de l'attaque de la ferme du Choléra depuis Berry-au-Bac. Son lieu de sépulture est inconnu.

Charles Roger est cité à l'ordre de la 53° division.

Son nom figure sur la plaque commémorative située dans le hall du lycée Henri Moissan à Meaux.