hugo

Jean Charles Henri Hugo est né le 10 juin 1882 à Bruyères (Vosges).

Son père, Charles Léon est professeur; sa mère, née Marie Clarisse Babel est sans profession.

Il effectue de bonnes études, et obtient son baccalauréat en lettres et mathématiques.

La famille habite à Beaune (Côte d'Or), mais c'est à la mairie de Dijon qu'il souscrit, avec le consentement de son père, un engagement de 3 ans, le 26 octobre 1901, pour l'école spéciale militaire de Saint-Cyr où il entre le 29 septembre, promotion du centenaire de la Légion d'Honneur.

Sa fiche signalétique de l'école le dépeint comme vigoureux, d'une taille de 1m65, cheveux châtains, yeux bruns, intelligent, ayant reçu une très bonne éducation.

Il sort de l'école le 1er octobre 1903; il est sous-lieutenant, affecté au 42° régiment d'infanterie. Il est nommé lieutenant le 1er octobre 1905, chef de section à la 4° compagnie.

 

Le 31 mai 1909 il épouse, à Pont-sur-Seine (Aube), Antoinette Edmée Louise Gontier, fille d'un médecin de la ville, avec laquelle il aura 2 enfants.

Il quitte le 42° régiment d'infanterie pour le 27° le 24 septembre 1911, est nommé capitaine le 21 septembre 1914. Il est blessé le 10 octobre et est évacué. Cette blessure nécessitera plusieurs séjours en unités sanitaires, suivis de convalescences entre le 13 octobre 1914 et le 28 janvier 1916.

Le 15 août 1915, il arrive au 420° régiment d'infanterie, unité nouvellement créée, où il prend le commandement de la 5° compagnie.

Le 420° est dissout le 28 août 1916; il passe au 329° régiment d'infanterie et prend le commandement de la 13° compagnie. Il est nommé capitaine adjudant major au 5° bataillon le 1er novembre suivant, puis chef de bataillon commandant le 6° bataillon le 23 mai 1917.

Le 15 juillet 1917, le régiment est au Chemin des Dames, dans le secteur de Ailles.

Le 6° bataillon doit attaquer la tranchée de Franconie et le poteau d'Ailles; c'est en sortant de son PC de la tranchée de Berne, au sud-ouest d'Ailles, à 16h30, que le commandant Hugo est tué par un éclat d'obus; son corps ne sera retrouvé qu'à 17h30 dans un boyau.

Il est inhumé au cimetière d'Oeuilly, tombe 527; son nom figure sur le registre d'état civil de septembre 1917.

Le commandant Hugo a été cité à 2 reprises, et était chevalier de la Légion d'Honneur.