Il est né le 3 avril 1877 à Montrouge dans l’ancien département de la Seine (aujourd’hui Hauts-de-Seine).

Quand il passe le conseil de révision, à l’Isle-Adam, en Seine et Oise (aujourd’hui Val d’Oise), il demeure à Mériel où il est domestique.

Il a les cheveux châtains, les yeux gris, et mesure 1,55m.

Il sait lire et écrire. Il est classé service auxiliaire.

Le  28 juillet 1903, il épouse, à Sartrouville (Yvelines), Marie Eugénie Victorine Driancourt avec laquelle il aura 3 fils.

Le couple s’installe à Cormeilles-en-Parisis (Val d’Oise) en 1911, avant la naissance de leur 3ème fils, et Charles Vallet est employé comme briquetier à l’usine Lambert, qui produit du plâtre en vrac provenant du gypse d’une carrière proche, et fabrique des cloisons en carreaux de plâtre ; cette usine existe toujours et appartient au groupe Placoplatre.

Classé service armé le 12 décembre 1914, il intègre le 13ème régiment territorial d’infanterie le 9 février 1915 ; cette unité, rattachée à la VIème Armée, n’est pas engagée sur le front, et effectue des travaux, des gardes de terrains d’aviation, l’entretien de routes.

Il  passe au 228ème régiment d’infanterie le 29 novembre 1915, avant d’arriver quelques jours plus tard, le 3 décembre, au 329ème régiment d’infanterie ; il est affecté à la 23ème compagnie. Le régiment est à Vic-sur-Aisne

Le 4 juillet 1916, le régiment est engagé dans l’offensive de la Somme.

Pendant plusieurs jours, il va livrer des combats incessants qui lui coûtent des pertes importantes ; Charles François Vallet est blessé le 13 juillet à la cuisse droite par éclats d’obus ; le JMO fait état de violents bombardements qui occasionnent la perte de 41 hommes, 9 tués et 32 blessés.

Les blessures reçues nécessiteront l’amputation de la jambe droite.

Charles François Vallet est admis à l’ambulance 9/1, puis est transféré à l’hôpital d’évacuation de Wiencourt (Somme) le 19 juillet ; il en part le 4 août pour l’ambulance 12/1, à Cayeux-en-Santerre (Somme), où il décède le 12 août.

D’abord inhumé au cimetière de Cayeux-en-Santerre, le corps de Charles François Vallet est transféré à Cormeilles-en-Parisis, où il est inhumé le 10 juillet 1922 dans le carré militaire du cimetière de la côte Sainte-Avoie

 

1- Photo de la tombe de vallet Charles François bis à Cormeille

 

Charles Vallet a été décoré de la Croix de Guerre avec palme, et de la Médaille Militaire.

Son nom figure sur trois monuments aux morts de Cormeilles-en-Parisis : à l’Hôtel de Ville ; place du 11 Novembre et à l’église Saint-Martin.

(Merci à Jean-Pierre Vallet, petit neveu de Charles Vallet, pour tous les renseignements qu’il m’a communiqués).